.:.Chronique.:.

Pochette

Marek

It's These Magic Moments That I'm Living For

[Niesom::2004]

Récemment on m’a fait remarquer que c’était mal d’en dire des artistes. Ah, tiens ! Elle est pas mal celle-là ! Ben oui, imaginez un seul instant tout le mal qu’ils se donnent pour nous concocter ces petits instants de bonheur. Ils s’y investissent à fond et y mettent le meilleur d’eux-mêmes. Encore faut-il pouvoir l’imaginer et on aimerait sincèrement bien y croire. Cependant nous ne vivons pas dans un monde idyllique et il ne nous est pas donné de n'écouter que de bons albums. Alors que faire ? Ne pas parler de ces disques ? Il n’y a sans doute rien de pire qu’un artiste dont personne ne parle, même en mal. Alors, sans scrupules, je ne dirai pas du bien de ce disque de Marek.

Christoph Marek, donc. Auteur déjà de trois albums auto-produits, le label Niesom lui fait la fleur de sortir son quatrième disque et lui donne par la même occasion de se faire connaître d’un plus grand public. C’est chose faite. Adepte d’une musique lo-fi et bancale faite de bric et de broc, Marek se situe directement dans la même veine qu’un Ariel Pink. Cependant là où Ariel Pink réussit à faire accepter une musique mal enregistrée et presque désincarnée, Marek n’y parvient qu’à moitié voire pas du tout. Et ce n’est pourtant pas faute d’essayer. En parfait électron libre notre homme fait un peu tout et n’importe quoi en essayant de nous faire croire que sa musique qui se voudrait décalée et anti-formatage est digne d’intérêt. Tout ce que l’on constate c’est que l’exercice est pour le moins laborieux et que les deux-trois titres réussis de ce disque ne rattraperont jamais le calvaire que nous imposent les quinze autres. Difficile donc d’arriver au bout de ces 76 minutes apocalyptiques. A part nous faire penser à un type qui joue avec sa guitare à trois heures du matin dans la rue après avoir vidé une bouteille de gnôle, il est difficile de deviner la démarche de Marek tant l’ensemble est décousu et pénible. Bonjour la migraine du lendemain.

note : 3

par Fabien, chronique publiée le 19-07-2005

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