.:.Chronique.:.

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Art Brut

Bang Bang Rock & Roll

[Fierce Panda Records::2005]

|01 Formed A Band|02 My Little Brother|03 Emily Kane|04 Rusted Guns|05 Modern Art|06 Good Weekend|07 Once Is Enough|08 Fight|09 Moving to L.A.|10 Bad Weekend|11 Stand Down|12 18000 Lira|

Art brut : « production de toute espèce présentant un caractère spontané et fortement inventif, aussi peu que possibles débitrices de l’art coutumier ou des poncifs culturels, et ayant pour auteurs des personnes obscures, étrangères aux milieux artistiques professionnels. » Voilà ce que disait Jean Dubuffet de l’art brut.

Parce que des fois, il n’est pas la peine d’en dire trop pour donner envie. Parce que parfois, nos mots ne sont pas assez forts. Parce que Art Brut est trop bon pour être écorché. Parce que cet album surprend beaucoup. Pour toutes ces raisons, bonnes ou pas, qu’importe, votre chroniqueur a décidé de ne pas en dire plus. Juste, ne vous attendez pas à de l’art, ni à du brut, vraiment à de l’ART BRUT. Très grand disque ! Un des meilleurs de l’année ! Allez, parce que c’est vous, Art Brut a pondu un des riffs les plus extraordinaires de ces quinze dernières années sur “Bad Weekend”.

note : 9.5

par Vivien, chronique publiée le 11-07-2005

A voir également :

http://www.artbrut.org.uk/

.:.Un autre regard.:.

Parce que le chroniqueur n’a pas à justifier ses coups de cœur, parce que par définition un coup de cœur ne s'explique pas, mais aussi parce qu’à mes yeux Art Brut ne se limite pas à des riffs (il est vrai irrésistibles), je me permets d’apporter un complément d’information à la brève chronique de Vivien.

Avant toute chose, signalons que Bang Bang Rock & Roll est un disque particulièrement difficile à extraire de son emballage, ce qui se révèle d'autant plus irritant quand on sait que l’attente qui a précédé sa sortie fut interminable. En effet, plus de dix-huit mois se sont écoulés depuis la parution de ce qui est à n’en point douter l’un des meilleurs singles de punk moderne sorti ces cinq dernières années (‘Formed a Band’). Et alors que le NME semblait finalement lâcher l’affaire de peur de voir lui filer sous le nez une bonne quinzaine de hypes potentielles, le groupe d’Eddie Argos débarque plein de cette arrogante assurance qui a le don d’énerver les uns et de séduire les autres.

D’aucuns, et j’en faisais partie, craignaient pourtant que le groupe ne puisse égaler un single magnifique et quelques titres jetés en pâture à une meute grandissante de fans assoiffés. Pourtant, Art Brut déjoue les pronostics les plus pessimistes et s’annonce comme l’un des groupes les plus excitants dont a accouché la Grande-Bretagne depuis Franz Ferdinand ou Razorlight.

Et s’il est vrai que tout être normalement constitué aura bien du mal à résister aux mélodies infectieuses de ces jeunes Londoniens élevés aux Undertones et aux Clash, ceux-ci ne seraient rien sans les textes goguenards et ironiques d’Eddie Argos. Tombant rarement dans la vulgarité (sans pour autant se caractériser par leur finesse) et s’essayant souvent au 10ème degré, les textes d’Art Brut sont des condensés de clichés et de lapalissades. Pourtant, rares sont les chanteurs (quoiqu’on parlera plutôt ici d’un raconteur) qui, comme Argos, réussissent à aborder des sujets aussi futiles et divers que la découverte par le petit frère du rock (‘he no longer listens to A-sides’ sur 'My Little Brother') ou les prouesses dont est capable son groupe (‘we’re gonna write the song that makes Israel and Palestine get along’ sur 'Formed a Band') avec tant de conviction.

La preuve, le conflit israëlo-palestinien traverse actuellement une période de calme relatif. Merci qui ?

note : 9

par Jeff, chronique publiée le 11-07-2005

.:.L'avis des autres rédacteurs.:.

yves : avis du rédacteur
Baribal : avis du rédacteur
dorian : avis du rédacteur
jean marc : avis du rédacteur
Yann : avis du rédacteur
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Fabien : avis du rédacteur

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