.:.Chronique.:.

Pochette

Morgenstern, Barbara & Lippok, Robert

Tesri

[Monika Entreprise/La Baleine::2005]

|01 Please Wake Me For Meals|02 Kaitusburi|03 Ginza|04 White Wise Rabbit|05 Sommer|06 Ein Knoten Aus Schwarz|07 Gammelpop|08 Otuskimi|09 If The Day Remains Unspoken For|10 Geisterjäger|11 Ein Mädchen Namens Stalin|12 Winter|

En attendant que Barbara Morgenstern ne sorte son nouvel album l’année prochaine la Berlinoise a eu la bonne idée de s’acoquiner avec Robert Lippok (To Rococo Rot, Tarwater) pour sortir cette petite friandise. Le projet n’était cependant pas spontané et a plutôt eu tendance à traîner en longueur. L’enregistrement a duré quasiment deux ans, les projets respectifs de Morgenstern et Lippok prenant le pas sur leur association. Cependant le fait que les deux amis habitent Berlin a aussi facilité les choses en permettant qu’ils puissent se voir assez régulièrement pour échanger leurs idées. On n’ose alors imaginer ce que cela aurait pu être si les deux compères avaient été très éloignés l’un de l’autre. Arrêtons là les suppositions et penchons nous un peu sur ce Tesri qui réunit deux des meilleurs représentants d’une électro-pop éclairée. Mais aujourd’hui plus personne n’en doute. Epaulés par Damon Aaron (Telefon Tel Aviv) et Mieko Shimozo qui poussent la chansonnette sur plusieurs titres et par deux membres de Tarwater : Ronald Lippok et Bernd Jestram. Finalement quand on a besoin de collaborateurs il n’y a pas forcément besoin d’aller chercher bien loin.

Tesri est un disque récréatif, reposant et aucunement présomptueux. B.Morgenstern et R.Lippok ont choisi de faire les choses simplement. Une électro à l’allemande, proprette, rêveuse et oxygénée. Rien d’exceptionnel cependant. Nous sommes habitués, à présent, à ce genre d’exercice pas toujours évident où les mélodies doivent rivaliser d’excellence et où la sensibilité doit se trouver accrue. Lippok et Morgenstern maîtrisent leur sujet, c’est certain. Pourtant l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous des premières écoutes. Mais lentement, le disque s’installe et fait étalage de toutes ses variétés. Si celui-ci a été inspiré par des voyages à Istanbul, il reste cependant très marqué par cette culture bien allemande de ces mélodies ciselées, raffinées et légères. Tesri n’est donc pas le chef-d’œuvre de cette année mais il demeure qu’il est d’une écoute agréable comme une incitation à la paresse. Et dire que Tesri veut dire « accélérer ».

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 15-06-2005

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