.:.Chronique.:.

Pochette

Hope Of The States

The Lost Riots

[Epic/Sony Music::2004]

|01 The Black Amnesias|02 Enemies / Friends|03 66 Sleepers To Summer|04 Don't Go To Pieces|05 The Red The White The Black The Blue|06 Black Dollar Bills|07 George Washington|08 Me Ves Y Sufres|09 Sadness On My Back|10 Nehemiah|11 Goodhorsehymen|12 1776|

Après le suicide d’un de leurs membres (cf la news du 19/04/04 ) on avait bien cru que l’avenir de Hope Of The States allait être des plus incertain. Les Britanniques ont pris beaucoup sur eux pour réaliser, enfin, ce premier album qui promettait d’être l’une des surprises de cette fin d’année 2004. Ce qui nous attend ici a de quoi nous faire redescendre sur terre manu militari. Le drame vécu par le groupe ne doit nous abaisser à la moindre des complaisances. De plus il serait malhonnête de donner des circonstances atténuantes à un groupe qui ne fait manifestement que souffler le chaud et le froid tout au long de cet album. L’indulgence, ce sera donc pour une autre fois. Peut-être. The Lost Riots n’est pas vraiment le chef d’œuvre qu’on attendait. Sans doute encore un des sales effets de la hype (une petite hype, alors). Ce premier album n’en finit plus de laisser déborder toutes ses boursouflures. Dès le premier morceau, longue échappée héroïque instrumentale, on sent qu’on est parti pour souffrir.

La suite ne nous donnera pas forcément raison mais des morceaux comme Don’t Go To Pieces sont de véritables supplices pour les oreilles. La pop émotionnelle de Hope Of The States, si elle arrive à fonctionner par moments, est vite atténuée par une trop grande grandiloquence, un maniérisme des plus énervant et un chanteur à la limite de l’insupportable. Et pourtant le groupe a l’air d’y croire à fond. Pas autant que moi. A force d’en faire des tonnes ils finissent par perdre quasiment toute crédibilité. Souvent comparé au chanteur de Mercury Rev, Sam Herlihy arrive tout juste à se rendre aussi excitant qu’un Liam Gallagher. On tremble. Non, définitivement non, ce disque est trop inégal et prétentieux. Il n’arrive qu’à attiser notre ennui. Quand ce groupe aura fini de dégueuler son romantisme à deux sous ils nous rendront un fier service.

note : 3

par Fabien, chronique publiée le 13-06-2005

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jean marc : avis du rédacteur
yves : avis du rédacteur

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