.:.Chronique.:.

Pochette

Jack The Ripper

I'm coming

[Village vert::2003]

Ca y est Jack The Ripper a une maison de disque (Le Village Vert / Wagram)! D’aucuns se demanderont quel peut bien en être l’intérêt tant le précédent opus, pourtant autoproduit, bénéficiait d’une excellente production, d’une fabuleuse pochette, et d’un distributeur compétant et de bon goût (Poplane). Certains trouveront peut-être même que la pochette est moins « classe », mais le livret est cette fois ci tout bonnement magnifique. Pour ceux qui se posent donc la question « pourquoi une maison de disque ? » et bien l’on peut supposer que le travail de musicien est suffisant sans avoir à y adjoindre celui de producteur (au sens financier, avec les démarches que cela implique), d’attaché de presse, de responsable de la publicité, sans avoir à démarcher les distributeurs, les salles de concerts, les magasins de disques etc…bref tout une entreprise que des structures ont l’habitude de prendre en charge, et dont c’est le métier.

Pour en venir à cet album lui-même, il faut bien dire que l’on ne lui reproche pas grand chose. Tout comme à son prédécesseur d’ailleurs. La formule est peu ou prou la même, cette musique est sombre, portée par les textes et la voix de Jack The Ripper, l’instrumentation est extrêmement riche, bien que jamais chargée. La batterie est véritablement renversante de sobriété et d’inventivité. On croise des guitares, un piano, des cordes et des cuivres, et même un bandonéon. Cela pourrait faire penser à toute cette nouvelle scène française (Têtes Raides et consorts), mais non, tout d’abord parce qu’ici l’anglais est de mise, et que la musique, si elle peut-être très rythmée (comme sur « Bad Lover » par exemple), n’est jamais « festive ».

Et pour ceux qui connaissent déjà ce groupe, une impression se dégage de ce nouvel album ; si les influences folkloriques persistent (on se souvient de tango et de violons tziganes sur leur premier disque), le nouvel effort est plus pop (« La Femelle Du Requin »), voire plus rock (« Party In Downtown »), en fait peut-être plus accessible à un plus large public, mais sans renier son caractère sombre et parfois oppressif. Quoiqu’il en soit, il s’agit là d’une incontestable réussite.

note : 8

par Spada, chronique publiée le 27-09-2003

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dorian : avis du rédacteur
Claire : avis du rédacteur
popop : avis du rédacteur
coralie : avis du rédacteur

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