.:.Chronique.:.

Pochette

Benge

I Am 9

[Expanding Records/Chronowax::2005]

|01 Iso-Grifo|02 Elan|03 Panhard|04 Facel3|05 Zeta|06 Abarth-Simca|07 Scimitar|08 Elva-Courier|09 Jensen|

A trente-six ans Ben Edwards a encore gardé une âme d’enfant. Ce neuvième album sous le nom de Benge, aux neuf morceaux, nous renvoie, selon les dires de l’intéressé, à l’âge béni de ses neuf ans. L’enfance est parfois révélatrice des obsessions d’un adulte. Sans doute à la recherche d’un temps perdu qui ne subsiste que dans les souvenirs et qui se veut comme un refuge par rapport aux désillusions de la vie. Les marottes de Ben Edwards sont la musique (depuis le temps nous l’avons tous compris) et les voitures de sport. Ces dernières sont arrivées dans le quotidien du jeune Edwards à l’âge de neuf ans, donc, sous la forme d’un livre illustré. L’occasion de ce neuvième album était trop belle de pouvoir combiner ces deux passions. Chaque morceau a comme titre le nom d’une de ces créatures mécaniques qui ont fait baver des générations entières d’amoureux de grosses cylindrées. Des voitures de rêve pour une musique qui l’est tout autant.

Comme on s’en doute, Benge s’oriente vers des atmosphères feutrées où la délicatesse est de rigueur. Mélodieuse à souhait, la musique de Benge tend vers l’onirique et laisse facilement sans voix. I Am 9 est un disque évident qui se déguste de bout en bout sans que l’on ait le moindre remords. Ecouter ce genre d’album c’est comme le pire des vices mais un vice qu’on aime entretenir et qu’on ne regrette aucunement. On vous dira que la musique électronique est facile à mettre en œuvre et qu’elle nécessite qu’un engagement minimum. A vrai dire cela devrait être que le cadet de nos soucis. Ce qui compte réellement c’est toute la sensibilité qu’on arrive à transmettre à travers sa musique. Et Ben Edwards sait parfaitement nous pondre des petites perles pleines d’émotion. C’est limpide et il n’y a rien à dire. On constate et on rend les armes. Il n’y a rien de plus simple. En tout cas il est heureux qu’après toutes ces années, Ben Edwards ne se soit pas reposé sur ses lauriers. Au contraire celui-ci retombe en enfance à la recherche d’une naïveté qui donnerait un supplément de vie à sa musique. Mission réussie.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 28-05-2005

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