.:.Chronique.:.

Pochette

Decemberists, The

Picaresque

[Kill Rock Stars::2005]

Picaresque de ces cinq barjos de Decemberists est enfin là. Il fait suite à Her majesty the Decemberists (2003) et Castaways and cutouts (2001), deux albums déjà proches de la perfection à l’époque. Le plus frappé du groupe, et aussi à l’origine de toutes les chansons, est Colin Meloy. Homme de lettres à n’en pas douter quand on regarde de près ses textes, mais aussi mélodiste hors pair. Chacune de ses fresques est une fable à elle seule, une histoire passionnante et touchante. Parfois difficile à suivre de par la complexité de ses mots (pour sûr ce n’est pas du Postal Service !) Le sens mélodique de Colin est assez incroyable. Des envolées toutes simples limites punk (Eli the barrow boy par exemple qui fait penser à un air de Green Day en début de carrière) mais la plupart du temps beaucoup plus poussées avec de nombreux arrangements de cordes et cuivres sans pour autant les boursouflures d’un Divine Comedy. Colin Meloy écrit les chansons que Neil Hannon a toujours rêvé de faire, chantées avec une voix moins précieuse et souvent aidée par une des filles du groupe. Picaresque est indubitablement leur disque le plus abouti, à l’image d’ Okkervil River cette année avec leur Black Sheep Boy donnant l’impression qu’ils arrivent à une pleine maturité et maîtrise de leur art. La scène ‘‘aliens’’ américaine regorge décidément de groupes incroyables, même si une chanson (une perle !) comme The mariner’s revenge song, très bohème, très européenne, donne envie d’écouter un Brel lâchant sa rage dans un Amsterdam qui n’en finirait plus.

note : 9

par jean marc, chronique publiée le 11-05-2005

A voir également :

http://www.decemberists.com/

.:.L'avis des autres rédacteurs.:.

Jeff : avis du rédacteur
Vivien : avis du rédacteur
Claire : avis du rédacteur
Splinter : avis du rédacteur
popop : avis du rédacteur
Jack : avis du rédacteur

?>