.:.Chronique.:.

Pochette

Doormouse

Stanley Yerkowski Presents : Xylophone Jism As The Ridiculator

[Cock Rock Disco/Chronowax::2005]

|01 Humanism|02 Fuzz|03 Killing All Your Agressions|04 Fried Chicken|05 Mathematics|06 One Man David Lee Roth Cover Band|07 The Ridgid Warmth|08 Swimming With The Fishes|09 Carnilism|10 Dizzay|11 Live At The Shelborne Hotel|

Le label Cock Rock Disco continue sur sa lancée. Jason Forrest doit être adepte de la maxime « plus on est de fous, plus on rit ». Dan Doormouse atterri sur un label qui est quasiment conçut pour des types comme lui. Ce neveu de Lemme de Mötorhead (je n’invente rien) est un fou du sampling. D’abord édité chez Planet Mu, l’aventure dans l’écurie de Mike Paradinas a vite tournée court. L’album Broken (2002) restera la seule trace de son passage sur la structure britannique. Ce disque est le témoignage d’un esprit dérangé. Sans doute le résultat de son attirance pour les acides. En tout cas cela ne l’empêche pas de sortir un album à l’esprit terroriste. Entre hardcore électronique et collages improbables, le bonhomme fait montre d’un humour particulier et parfois irrésistible. En effet comment ne pas rire quand Doormouse fait une séance de karaoké massacre sur un titre de Ricky Martin ? L’américain ne prend pas de gants et emploie une liberté de ton intéressante. Et c’est plutôt rassurant car en ces temps de frilosité il est bon de savoir que des types comme Doormouse peuvent sortir des disques aussi inattendus.

Ne donnant aucune direction précise à son disque on a cette impression que notre homme avance au feeling, qu’il improviserait presque au gré de son imagination qui, on l’entends, est assez fertile. En même temps le thème de ce disque n’est-il pas le ridicule ? Faisant co-habiter différents styles de musiques, du métal en passant par le jazz, ce disque est comme une sorte de juke-box délirant qui ne semble qu’en faire à sa tête et dont le but affiché est de désarçonner son auditeur. Contrat, si on peut parler de contrat, remplit. Album sans étiquette, Stanley… est comme un OVNI que personne n’aurait jamais imaginé entendre un jour. Doormouse prend des risques évidents mais cela semble être le cadet de ses soucis. On peut aisément imaginer toute sa folie transpirer sur ce disque. Et des fous comme lui on en a bien besoin.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 09-05-2005

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