.:.Chronique.:.

Pochette

Futureheads, The

S / T

[679 Recordings::2004 (réédition2005)]

|01 Le Garage|02 Robot|03 A to B|04 Decent Days and Nights|05 Meantime|06 Alms|07 Danger Of The Water|08 Carnival Kids|09 The City is Here For You To Use|10 First Day|11 He Knows|12 Stupid And Shallow|13 Trying Not To Think About Time|14 Hounds Of Love|15 Manray|16 Decent Days and Nights (radio mix)|17 Hounds Of Love (radio mix)|

L’album vient tout juste d'être réédité—en import—agrémenté de quelques chansons bonus et d'un DVD bien pensé. Il suffit que la France boude ce groupe démentiel. The Futureheads est un groupe qui fait passer Franz Ferdinand pour des joueurs de banjo et Bloc Party pour des amateurs de Pulco citron. Les simples déboulent et nous, on passe à côté. Le premier, “Decent Days And Nights” est un prodige, aux allures de simple rêvé pour lancer un buzz sans commune mesure. Après une telle pépite, l’album devait être à la hauteur de nos babines mises en appétit. Effectivement, l’impétueux canapé n’était qu’un avant-goût de la gravité de l’événement. Les Futures nous servent quinze bouteilles de Perrier cerise gingembre passées au shaker avec XTC, Fugazi et Devo, un cocktail à tomber par terre nous laissant avec des spasmes de plaisir. C’est délectable, délicieux et goulûment aphrodisiaque. Pas besoin de mode d’emploi pour comprendre la musique. D’entrée de jeu, le groupe s’illumine avec le rutilant “Le Garage” (Appellation d’Origine Contrôlée). Puis “Robot”—expliquons que ces Anglais veulent que leur son soit aussi précis que celui d’un robot. Misérable celui qui tente de résister à cette déferlante d’embrasement. Sous amphés, leurs quinze appellations à l’épuisement paraissent comme les antidotes contre la morosité.

Capable de tout, ce quatuor jongle entre un surprenant a cappella “Danger Of Water”, un métronome fou accelerando sur “First Day”, l’énervé “He Knows”, la reprise jouissive “Hounds Of Love” de Kate Bush, le point d’orgue plastifié “Manray”…Toute une palanquée de sursauts plantureux aménagés par Andy Gill (ancien guitariste du Gang Of Four) et Paul Epworth (Bloc Party) dans le plus pur respect de l’éthique rock briton actuel : être efficace pour danser, être fougueux pour s’enflammer. Fini le rock timoré précieux et flegmatique, place à d’irascibles brûlots intempérants. Pas plus de deux minutes trente par morceau, histoire de maximiser l’impact immédiat et la surcharge de décibels. Le DVD bonus est un petit cadeau qui tombe à pic : cinq clips, quatre chansons live et quelques goodies. Comment dire non ? Il faudrait être fou. Pour finir, les Futureheads ont un atout de plus que beaucoup d’autres phénomènes du moment n’ont pas…leur nom. C’est sûr que de s’appeler les « têtes du futur », ça peut faire très prétentieux, mais ça fait réfléchir. Les Futures alors ? Nous, on les a adoptés.

note : 9.5

par Vivien, chronique publiée le 05-05-2005

A voir également :

http://www.thefutureheads.com

http://www.679recordings.com

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