.:.Chronique.:.

Pochette

Aarset, Eivind

Connected

[Jazzland/Universal::2004]

|01 Familiy Pictures 1 |02 Electro Magnetic In E|03 Connectic|04 Feverish|05 Silk Worm|06 Nagabo Tomora|07 Blue In E|08 Transmission|09 Family Pictures 2|10 Changing Waltz|

Aaaah la Norvège et son novo-jazz. Merci monsieur Moalver. Enfin, merci de l’avoir popularisé. Même si un type comme Jan Garbarek en a posé les fondements c’est bien N.P.Moalver qui a élargit le genre à un public qui ne s’y destinait pas forcément. Si les labels ECM et Runegrammofon, dans une certaine mesure, en sont des vitrines indéniables, Jazzland fait aujourd’hui office de nouvelle figure de proue. Le guitariste Eivind Aarset, qui a déjà eu l’occasion d’être aux côtés de N.P.Moalver, remet le couvert pour un troisième album inspiré et révélateur de cette mouvance nordique. Après Electronique Noire et Light Extracts, le norvégien continue sur sa lancée avec un Connected à la beauté crépusculaire. Si le disque commence calmement avec quelques bidouilleries électroniques qui tendent vers l’onirisme, E.Aarset ne se dispense d’envolées prenantes où la guitare du norvégien et les cuivres fous et cristallins de Hans Ulrik font merveilles.

Les traitements électroniques sont ici omniprésents, comme si on ne pouvait s’en passer. En même temps cela donne une consistance supplémentaire à un album déjà exemplaire. Les intonations prises par les morceaux sont comme des voyages initiatiques ou comme des forces libératrices. Voyage initiatique parce que le disque n’échappe pas à certaines formes de musiques ethniques. Même si le jazz est le fondement premier de la musique de E.Aarset on croit reconnaître ça et là des emprunts aux musiques moyen-orientale. On pense alors tout de suite à Rabih Abou-Khalil. Force libératrice car la musique de ce disque enlève toutes les inhibitions. On peut aisément se laisser porter par le lyrisme de l’ensemble de l’album. E.Aarset est une étoile montante dans le petit monde du jazz. Un des dignes successeurs des Garbarek, Moalver et autres Rypdal. Bugge Wesseltoft a bien eu raison de faire confiance à ce guitariste inventif. Nous n’avons pas à le regretter.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 02-05-2005

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