.:.Chronique.:.

Pochette

Steffen, Karl-Alex

Le coup du siècle

[Autoprod::2003]

|01 Avec les mots de Gainsbourg|02 Le coup du siècle|03 En face|04 Au mariage de mon meilleur ami|

J’étais en train d’écouter assez rapidement une pile de CDs que m’avait donnés le redac’ chef. Le principe était simple : déterminer en 10 minutes environ dans quelle pile il fallait classer le CD. Pile “OK” ? Pile “à réécouter” ? Pile “j’aime pas” ? Pour ne pas se faire d’idée fausse, je m’étais fixé des règles : ne pas couper le premier morceau avant 2 minutes, et écouter un peu de tous les morceaux. Et là, la magie a opéré. J’ai arrêté toutes les activités que j’avais en cours pour me concentrer sur l’écoute de ces quatre titres. Comment il s’appelle, lui ? Karl-Alex Steffen. Et son album ? Le coup du siècle. Bien.

Le premier titre, “Avec les mots de Gainsbourg” est un rock pop, qui commence de façon assez ludique : intro guitare-xylophone, reprise soulignée par la basse et la batterie. Dès que le chant entre en scène, l’instrumentation passe en arrière-plan. La voix manque peut-être un peu d’assurance sur ce couplet, mais elle s’arrondit sur le refrain, enrichie par les chœurs d’Agnès Pennarun. Impossible de ne pas se laisser gagner par le rythme, peut-être un peu simpliste, mais diablement efficace de ce refrain, qu’on se surprendra à fredonner par la suite. Le petit côté Yves Simon de ce titre n’est pas pour me déplaire. On retrouve le même esprit de chanson pop entraînante sur “En face”, avec toutefois une rythmique plus complexe, des arrangements plus riche.

Mais ce sont au final les deux autres titres qui m’ont le plus impressionné. Les couplets, dans “Le coup du siècle”, m’ont induite en erreur. Le premier en particulier, avec ses arrangements minimalistes, son texte parlé et taillé au vitriol. J’ai d’abord pensé à une influence venant de Michel Cloup. Tout en sachant que ce n’était pas ça, que même si je n’étais pas loin, j’étais un peu dans l’erreur. Et la réponse est venue immédiatement avec le titre “Au mariage de mon meilleur ami”. Ces mélodies un peu tristes, ce chant à moitié parlé, ces instrumentations à la limite du désespoir… La référence la plus immédiate est bien sûre celle de Erik Arnaud (tiens, il est d’ailleurs aux commandes de ce disque ; il n’y a pas de hazard…). Ce titre est pour moi celui qui a le plus de caractère sur ce maxi. Un texte racontant avec une rare finesse une situation qu’on a tous vécu. Des arrangements efficaces et subtils.

Mais c’est drôlement bien, ça ! Ce quatre-titres passe immédiatement sur le dessus de la pile “OK”. Ce qui signifie “à chroniquer très rapidement”. Il n’y restera pas longtemps, puisqu’il retournera bientôt dans ma platine CD, pour y tourner en boucle. Quatre titres, c’est trop court ! Vivement la suite. Comment ça, j’ai déjà la suite ? Ah oui ! Voyons voir…

note : 8.5

par Claire, chronique publiée le 16-04-2005

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