.:.Chronique.:.

Pochette

Hard Sleeper

Rain/A Leaf Spiral

[Sub Rosa::2004]

|01 Rain|02 A Leaf Spiral Pt.1|03 A Leaf Spiral Pt.2|04 A Leaf Spiral Pt.3|05 A Leaf Spiral Pt.4|

Le premier disque de Peter Maybury est aussi obscur que la signification que l’on peut essayer de donner à sa pochette. Au moins il donne tout de suite le ton. Celui-ci sera minimal ou ne sera pas. Adepte du latpop, Peter Maybury s’est débarrassé d’une production électronique qui aurait pu être trop encombrante et se contente du strict nécessaire. Lui qui qualifie sa musique de « détritus de pop » est peut-être un peu sévère avec lui-même. Ou alors trop modeste. On parlera un peu plus de scories. L’Irlandais épure au maximum ses mélodies pour ne laisser que des miettes mélodiques. C’est ce qui donne sans doute ce sentiment de lenteur, d’apathie généralisé mais qui donnent ce caractère un peu abstrait et hors du temps. C’est donc dans une forme d’avant-garde que se complait Maybury. Entre modernisme et continuation d’une certaine idée de la musique électronique notre homme développe un univers brumeux et à la limite de la mélancolie.

Comme chacun a pu le comprendre ce disque se décompose en deux entités bien distinctes. D’abord une pièce – Rain – de plus plus de vingt-trois minutes qui mêle petites mélodies au piano, petites distorsions électroniques, percussions légères et ambiances contemplatives. De l’autre côté A Leaf Spiral divisé en quatre parties et qui donne la part belle au minimalisme électronique et aux expérimentations sonores. Dans l’ensemble on ressort plutôt satisfait de ce disque qui s’écoute à la tombée de la nuit. Il n’y aura certes pas de bouleversements majeurs grâce à Peter Maybury mais celui-ci remplit avec efficacité son office. De cette musique technologique aux aspects de musique concrète on retient cette idée, pas forcément saugrenue, que les artistes comme lui ont encore un vaste avenir et que les perspectives de création sont encore larges. Et si c’est du niveau de ce Rain / A Leaf Spiral on ne pourra qu’être confiant en l’avenir. On peut toujours rêver.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 15-04-2005

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