.:.Chronique.:.

Pochette

Whitman, Keith Fullerton & Davis, Greg

Yearling

[Carpark/Chronowax::2005]

|01 Boston Dance Company - Cambridge USA - May 18th 2002|02 La Casa - Washington DC USA - March 16th 2002|03 Knitting Factory - New York USA - June 22nd 2002|04 Bottom Of The Hill - San Francisco USA - April 4th 2002|05 WNYU Radio Session - New York USA - March 16th 2002|06 Merce Cunningham Dance Studio - New York USA - December 8th 2001|07 Mission Space - Baltimore USA - December 8th 2001|08 WFMU Radio Session - Jersey City USA - June 23rd 2002|09 Kontor Gallery - Köln Germany - May 29th 2002|10 WFMU Radio Session - New York USA - June 23rd 2002|11 Videogrammes Festival - Marseilles France - June 7th 2002|12 Knitting Factory - New York USA - June 22nd 2002|13 Impakt Festival - Utrecht Holland - November 2nd 2002|

C’est parfois compliqué de faire un album. Alors on va au plus facile et dès fois ce n’est pas plus mal. Keith Fullerton Whitman et Greg Davis, qui ont déjà un lourd passif sur différents labels (Anticon, Kranky, Sub Rosa, Staubgold, Lex…), réunissent ici un florilège de leurs meilleures performances live. A dire vrai le choix a dû être cornélien afin de tirer 45 minutes parmi les 18 heures d’enregistrements lives que les deux hommes ont accumulé ensembles. Ces derniers se connaissent depuis un certain temps déjà. C’est en 1999 qu’ils ont commencé leur collaboration au sein de la micro-structure de Greg Davis, Autumn Records. Whitman apparaît sur une compilation du label sous un pseudo qu’il utilise encore : Hrvatski. Dès lors ils ont été appelé a travailler souvent ensemble. Auteurs d’un Mort Aux Vaches (Staalplaat) mémorable (quasiment tous les Mort Aux Vaches le sont) ce nouvel album compilé lui fait logiquement suite.

Développant une musique électronique minimale, parfois un peu tourbillonnante, conceptuelle et donc pour le moins expérimentale, le duo se complait dans la difficulté. Pour autant ce disque n’est pas fatalement inaccessible. On décèle une douce mélancolie vaporeuse qui s’ajoute aux ambiances abstraites de l’ensemble. Yearling est donc un objet curieux dont on ne sait pas vraiment d’où il sort. Sans doute d’un monde imaginaire où une certaine forme de futurisme se met en symbiose avec le contemplatif. On déambule ainsi à travers cet album avec les oreilles grandes ouvertes en essayant de dénicher toutes les subtilités des morceaux. C’est un véritable travail d’équilibriste qui nous est proposé ici. Toujours sur le fil, chacun des morceaux peut sombrer corps et âmes dans un magma sonore sans consistance et passablement ennuyeux mais, au lieu de ça, les compositions, qui, on s’en doute, tiennent plus de l’improvisation, gardent toutes leurs forces, une certaine densité et une intensité tout à fait appréciable. Yearling, disque difficile, certes, mais plein de surprises et rien que ça, par les temps qui courent, ce n’est pas rien.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 10-04-2005

A voir également :

http://www.carparkrecords.com

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