.:.Chronique.:.

Pochette

Venetian Snares

Rossz Csillag Allat Született

[Planet Mu/La Baleine::2005]

|01 Szervi Elégtelenség|02 Szerenstélen|03 Öngyilkos Vasàrnap|04 Felbomlaszt Mentökosci|05 Hajnal|06 Galamb Csakis|07 Galamb Kettö|08 Szamar Madar|09 Gyermetg|10 Kétpolusù Keresztes Hadjàrat|11 Senki Irodalmi Dolgozat|

Avec Aaron Funk on ne sait jamais trop à quoi s’attendre. A chaque fois on se demande ce qui vient à l’esprit de ce prolifique petit génie de l’électronique. Certainement moins connu que les grands pontes de la musique électronique hybride A.Funk n’en est pourtant pas moins l’un de ses meilleurs représentants. Ce douzième album (déjà!) est sans doute le plus curieux mais aussi le plus abouti. Curieux dans le sens où le concept de l’album est venu à Funk alors qu’il se prenait pour un pigeon qui se baladait dans un château hongrois ce qui, vous avouerez, n’est pas d’une classe absolue surtout quand on connaît la grâce que peut avoir un pigeon. Curieux également parce que A.Funk mélange une drum ‘n’ bass agressive avec de la musique contemporaine et un soupçon de jazz. Parfois ce disque ferait un peu penser à du 4 Hero, période Two Pages, qui aurait eu une poussée d’adrénaline. En tout cas ce disque est riche en surprises et s’impose au forceps.

Profondément mélancolique mais aussi très baroque Rossz Csillag Allat Született est de ces albums qui savent prendre de la hauteur. En même temps quand on se prend pour un pigeon on peut bien s’élever un petit peu dans les airs. Ici tout est histoire de confrontation. L’ancien et le moderne se heurtent, s’entrechoquent mais finissent par créer une sorte d’osmose, une fusion harmonieuse parfaitement jubilatoire. Ainsi Funk montre qu’en matière de musique il serait ridicule de parler d’opposition et que tout peut s’associer. Il suffit de trouver la forme adéquate de l’association. En bonne tête chercheuse qu’il est, notre ami a su trouver la solution et nous offrir une galette qui navigue sur les hautes sphères avec un projet ambitieux mais qui n’est jamais grandiloquent. Venetian Snares s’impose, une fois de plus, par son inventivité, par sa capacité à se renouveler et développer des morceaux complexes mais d’une force rare. Avec de tels disques il serait bien temps de mettre des types comme Aaron Funk sur le devant de la scène. Cela devient urgent.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 08-04-2005

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