.:.Chronique.:.

Pochette

And you will know us by the trail of dead

Worlds Apart

[domino::2005]

Que la cure de réintoxication commence, semble-t-on se dire dès les premières notes de piano introductives… Les Trail of Dead reviennent des aiguilles rouillées au bout des seringues remplies d'une pure énergie blanche, création neurotoxique issue d'un distillat de poison rock'n roll et de son antidote poétique, cultivé dans une boite de pétri qui aurait trop baigné au soleil du Texas. Là où leur court Ep avait joué pour certain le rôle d'un palliatif, trop lent, pas assez concentré, le dernier coup de sabot du groupe s'apprécie comme une bonne claque dans la gueule, suivie d'une caresse amoureuse dans l'entrejambe. Leur monde, à part forcément, réunit les fines lettres et les grandes écoles baroques pour l'inspiration et insuffle au jeu de guitare une grandiloquence contenue, rehaussée par une production discrète (Worlds Apart, Will you smile Again for me…), alors que les complexes vitaminiques procurent le souffle suffisant pour les fameuses power chorus qu'affectionne le groupe ( Rest will follow…).

Mais la grande nouveauté, dans la continuité, c'est peut-être ces quelques notes de piano, ces chœurs issus d'outre-espace qui viennent apaiser le voyageur ayant dû subir les tempêtes sableuses ( Classic Art showcase…) et cette volonté de durcir le métal par l'immersion dans l'eau fraîche. La vapeur lysergique qui émane du bassin atteint les lobes frontaux qui transmettent l'information au corps… Les tissus ainsi imprégnés n'attendent plus alors qu'une autre prise, jusqu'à la surdose, naturellement.

note : 8

par drezco, chronique publiée le 31-03-2005

A voir également :

http://www.trailofdead.com/news/

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