.:.Chronique.:.

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Stereophonics

Language, Sex, Violence, Other ?

[V2::2005]

Depuis le début de ce siècle, les Stereophonics semblent être perdus. On a l’impression que la bande de Kelly Jones appartient toujours aux années 90, leurs glorieuses années. Les « Not up to you » et « Local boy in a photograph » sont bien loin maintenant. Mais après le dernier album des anglais et le single : “Maybe tomorrow”, il leur est permis de rêver à nouveau. Pour 2005, le groupe livre donc : « Language,sex,violence, other ? », un album de rock pas très novateur ni très efficace. Comme toujours (et c’est incontestable), les Stereophonics réussissent à produire un très bon single (« Dakota ») qui a toutes les qualités pour réussir son chemin. Mais alors le reste ? Et bien, c’est réchauffé et en général trop mou, ou trop classique. Et même si les anglais ont marqué la fin des années 90, ils n’ont plus l’air de pouvoir revenir dans l’air du temps maintenant. Leur pop est trop surfaite, trop produite. Le célèbre « C’était mieux avant » prend tout son sens avec un groupe comme les Stereophonics, qui est parti du haut de la montagne, pour en descendre lentement mais sûrement. Dommage…Ecoutez quand même « Dakota » qui pourrait vous rappeler les refrains de « not up to you » chantés au lycée…

note : 4

par dorian, chronique publiée le 17-03-2005

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.:.Un autre regard.:.

Il doit y avoir une erreur. Ce n’est pas les Stereophonics derrière cet album. Certes, on savait qu’ils changeaient peu ou pour l’approche de leur musique à chaque album, mais depuis Word Gets Around, ils se fourvoyaient : albums très inégaux, singles éphémères, première partie des Stones…On croyait que jamais, ils ne s’en sortiraient. Pourtant, une énième claque et un changement de batteur, et voilà Stereophonics remis en selle pour défendre avec avidité ses chances d’être considéré comme un groupe majeur. Tout commence avec l’idée géniale de Kelly Jones d’arrêter la fumette et donc la musique molletonnée dans les oreillers des hôtels quatre étoiles, de donner enfin un peu d’énergie à une musique qui n’en avait plus. Ensuite, changement de décor avec cet artwork remarquable. Une multitude de couleurs que l’on ne connaissait pas à Stereophonics, qui fait voir le côté esthétique d’un groupe qui n’en avait plus.

Mais surtout, là où Stereophonics doit être applaudi, c’est dans cette musique. C’est fini le temps des petites lumières tamisées, bienvenue dans la conquête spatiale. Arguant une production époustouflante, le trio britannique dévoile ses nouvelles ressources, modernes et addictives. Allant pêcher de nouvelles influences chez U2 – de la bonne époque –, ELO et Steppenwolf, le groupe prend une nouvelle dimension. Comme s’il avait découvert qu’il était “Superman”, morceau d’ouverture qui marque irrémédiablement La transformation. Plus que jamais, Stereophonics sort des compos propres, et point nouveau, entraînantes, telles que “Devil”, “Dakota” et “Deadhead”. Kelly Jones conserve son timbre toujours aussi inimitable, preuve en est sur “Rewind” ou ”Doorman”. Tout le monde sera déconcerté, aussi bien les fans, que les détracteurs, par Language. Sex. Violence. Other ?. Mais au bout du compte, on ne pourra que saluer la remise en cause effectuée et le résultat étonnant qui en découle.

note : 7.5

par Vivien, chronique publiée le 17-03-2005

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