.:.Chronique.:.

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Luigi Archetti

Transient Places

[Unit Records::2004]

Le son est composé de parties tonales, de bruit et de transitoires. Tout traitement numérique y est un jour confronté, que ce soit de la synthèse, de la compression ou de la reconnaissance. Cet italien exilé en suisse allemande semble passionné par cette décomposition sonore et s’est lancé tel un Christian Fennesz, avec son laptop, à l’assaut du remodelage numérique de toutes sortes de son trouvés ou créés. On ne peut donc pas parler réellement de musique ici… Ainsi est né Transient Places. Quinze pistes, quinze lieux sans nom, imaginaires et éphémères qu’il tente de reproduire à l’aide de son electronica et de notre cerveau. Un paysage audio sensoriel par lequel il essaye de communiquer avec l’auditeur afin de lui influer des images et des sensations. Mais pas seulement car Luigi Archetti fait aussi des performances live aidées par de la vidéo. De ‘simples’ concerts ou pour accompagner expositions vivantes et autres expériences modernes. (Son domaine de prédilection vidéo étant le phénomène de mitose, i.e. la division et duplication des cellules avec tout ce que cela peut entraîner au niveau symétries dans une image.) Tout en subtilité à l’approche de _nos_ sens à travers _son_ sens artistique, Transient Places est une totale réussite qui joue dans la catégorie très fermée des maîtres de l’electronica expérimentale comme les artistes de chez Touch, Raster Noton (e.g. Hervé Boghossian) ou encore Rune Grammofone.

note : 8.5

par jean marc, chronique publiée le 27-02-2005

A voir également :

http://luigiarchetti.com

http://www.unitrecords.com/

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