.:.Chronique.:.

Pochette

Pola

Même

[Plop/Mochi Mochi::2005]

|01 Abeille|02 Cidre|03 Dimanche|04 Framboise|05 Huitre|06 Iris|07 Jeu|08 Lycée|09 Merle|10 Pastiche|11 Répétition|12 Sommeil|13 Vanille|

Avec certains labels, dont il leur serait fait trop d’honneur d’en citer les noms, chaque sortie s’accompagne d’un souffle d’agacement tant les productions sont sans saveurs. Avec Plop, pour l’instant, nous n’avons guère été déçu. Le premier album du japonais Pola s’inscrit bien dans les petites douceurs que le label nippon s’est habitué à nous fournir. Largement inspiré par SND et Oval, dont il avoue être fan depuis belle lurette, notre homme développe des textures électroniques qui nous font remonter quelques années en arrière. Peut-être le japonais a t’il voulu faire une synthèse des musiques électroniques légères et raffinées ? C’est possible après tout. En tout cas ce Même est d’une beauté froide assez réjouissante. Bien sur Pola n’invente et n’innove en aucune manière mais le sujet est parfaitement maîtrisé. En même temps, deux ans de travail, cela laisse de quoi peaufiner ses compositions. Ainsi rien n’est laissé au hasard, tout y est ajusté au millimètre pour que rien ne dépasse, pour que rien n’ébranle cette harmonie qui se dégage de ce disque.

Du laptop harmonieux. Oui, c’est bien cela. Et quoi d’autre sinon ? Le disque est sorti chez Plop, cela n’est certainement pas due au hasard. Nous ne devrions pas être surpris de constater cela. Même si le disque est d’un classicisme consternant il n’en demeure pas moins qu’il reste d’un naturel qui arrive à nous oxygéner le cerveau. L’effet thérapeutique est immédiat et d’une efficacité difficilement contestable. Pola distille ses bleeps enrobés de nappes à la limite du brumeux ce qui pourrait laisser croire à une certaine facilité. Quand l’élaboration d’un disque dure aussi longtemps on devine aisément que les choix à prendre n’ont pas du être aussi simple que cela. Peu importe, seul le résultat compte. Sans être forcément exceptionnel, Pola remplit très largement son rôle ce qui laisse présager, on l’espère, des lendemains encore plus radieux.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 25-02-2005

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