.:.Chronique.:.

Pochette

Gibbard, Ben & Kenny, Andrew

Home e.p. Vol.5

[Morr Music/La Baleine::2005]

|01 (Ben Gibbard) You Remind Me Of Home|02 Carolina|03 Farmer Chords|04 Choir Vandals|05 (Andrew Kenny) Hometown Fantasy|06 Secrets Of The Heart|07 Church Mouse In The Church House|08 Line Best Of Fit|

Tout arrive. Morr Music ne sera pas éternellement ce label d’électro-pop qui nous aura enchanté ces dernières années. Un peu à l’instar d’un Warp, Morr Music décide de ne pas s’enfermer dans une image qui les cataloguerait d’office dans un style qui restreindrait leur marge de manœuvre. Même si ici il s’agit d’une réédition, c’est un nouveau virage qu’amorce le label allemand. Une nouvelle direction qui est un peu à l’initiative de Styrofaom. En effet, ce dernier, B.Gibbard(Death Cab For Cutie, Postal Service) et A.Kenny (American Analog Set) se connaissent bien. Les deux bonshommes avaient déjà pris part au Nothing’s Lost de Styrofaom il y a peu alors que Arne Van Petegem avait fait des remix pour American Analog Set et collaboré avec Dntel (aka Jimmy Tamborello de Postal Service). A l’évidence ce petit monde n’a certainement pas finit de travailler ensemble. Qui s’en plaindrait ? Les pop-addicts sauront, eux, applaudir des deux mains.

Mais revenons à ce qui nous intéresse ici c’est à dire cette réédition de ce Home e.p. vol.5. Initialement paru sur le label Post-Parlo en 2003, ce disque fait parti d’une série concept qui vise à réunir deux artistes qui choisissent de revisiter un titre de façon acoustique en le prenant dans le répertoire de son camarade du jour (ainsi B.Gibbard reprend du American Analog SetChoir Vandals – et A.Kenny en fait de même avec un titre de Death CabLine Of Best Fit - ) tout en offrant chacun trois inédits. Comme à la maison donc. En toute intimité les deux hommes se livrent à nous avec simplicité et pudeur. On a, à vrai dire, pas grand chose à reprocher à ce petit disque qui sait apporter sa dose d’émotion. Ces huit morceaux sont comme des confessions qu’on vous glisse au creux de l’oreille. Et comme dans toute confession il y a cet espèce de soulagement, un sentiment de légèreté qui vous enveloppe sans que vous puissiez l’empêcher. D’ailleurs on ne résiste même pas. On apprécie ce trop court moment de bonheur sans se poser plus de questions et c’est bien ainsi.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 22-02-2005

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