.:.Chronique.:.

Pochette

Paper Chase, The

God bless your black heart

[kill rock stars / southern records::2004]

Groupe Texan d’origine the paper chase avaient lâché leurs deux premiers albums chez Beatville. Deux disques applaudis comme il se doit à leurs sorties (young bodies heal quickly, you know en 2000 et hide the kitchen knives en 2002). Tout comme Win Butler, pièce maîtresse de Arcade Fire (lui aussi texan d’ailleurs) ce trio semble habité d’une sorte de folie. Ou plutôt devrait-on parler directement de John Congleton la voix du groupe. Mais pas seulement, car il s’occupe aussi des guitares, orgue, synthé, programmation et sampling. Et comme si ça ne suffisait pas il faut signaler qu’il a écrit, produit, enregistré et mixé tous les titres. Voilà, la classe américaine pour un résultat aussi bon !

Quand on parle de folie on n’est évidemment pas loin de l’exubérance. Mais ici elle se manifeste de manière expérimentale ; toujours rock, mais à la fois noisy et proche d’expériences jazz-rock. Ca part un peu dans tous les sens avec souvent pour seul repère un riff de guitare acéré à souhaits et un chant toujours poussé à bout quand il n'est pas trituré au travers de machines. Une musique donc très rarement ‘harmonieuse’, comme en pleine déchirure, aux antipodes de la easy-listening portant des textes graves et lucides qu'il faut prendre le temps de lire pour apercevoir ne serait-ce qu'un petit bout du cerveau derangé/ant de John Congleton. Chaque titre recèle de trouvailles sonores qui impulsent une énergie vitale à tout le disque souvent comparable aux meilleurs moments rock du dernier Wilco.

note : 9

par jean marc, chronique publiée le 19-02-2005

A voir également :

http://www.thepaperchaseband.com/

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