.:.Chronique.:.

Pochette

Reuber

Kintopp

[Staubgold/La Baleine::2005]

|01 Stadflucht|02 Überlandweg|03 In Fernen Ländern|04 Brücke|05 Wälzende Wirrnis|06 Tangwald|07 Der Geheime Garten|08 Schöne Fremde|09 Unterseeglaskuppelstadt|10 Tanz Mit Mir|11 Bösewicht|12 Für Immer|13 Schlusskuss|

Surtout ne vous fiez pas à la pochette de ce nouvel album de Reuber. Ceux qui ne le connaissent pas encore risquent de se tromper lourdement si ils ont la certitude que les pochettes sont révélatrices de ce qu’il y a sur le disque. Le côté kitsch et ridicule de la chose n’est là que pour brouiller les pistes car Reuber n’est en rien un adepte d’une musique paillette et de dancefloor. Auteur déjà de deux albums (« Anna » et « Ruhig Blut ») il est aussi la moitié du duo Klangwart qui a également sorti deux albums (« Köln-Olpe » et « Zwei »). « Kintopp » est une sorte de mot d’argot allemand qui désigne le cinéma et c’est bien là qu’il faut chercher la direction qu’à voulu prendre Reuber pour son troisième disque solo. « Kintopp » est, en effet, un album aux ambiances cinématographiques assez évidentes. On a souvent dit que The Cinematic Orchestra était passé maître dans ce genre d’exercice mais Reuber n’est pas très loin de les écraser du talon. Si selon Reuber « Kintopp » « raconte un film » chaque titre est un tableau différent qui laisse place à toutes les possibilités d’interprétation. En ce sens vous pouvez aisément vous imaginez le film que vous souhaitez tant les morceaux offrent des ouvertes diverses et variées.

L’année 2005 commence donc plutôt bien pour le label allemand de musique électronique Staubgold qui, d’entrée, frappe fort avec un Reuber dans une forme étincelante. Variant les plaisirs, Reuber passe allégrement du jazz au rock en passant l’onirisme, le contemplatif, l’ethnique et des approches contemporaines. Cela pourrait paraître un peu trop varié mais curieusement il y a une certaine cohérence. Même si les morceaux sont très différents les uns des autres on n’arrive pas à être choqué par leurs disparités. Pire, on laisse se refermer sur soi le piège que nous tend l’allemand. Pour dire vrai on est facilement consentant. Touts les titres sont liés les uns aux autres comme si il y avait un fil conducteur, comme si ils suivaient un scénario préétablit par Reuber. En somme n’y allons pas par quatre chemins. Si il doit y avoir un disque incontournable ce mois-ci en musique électronique il y a de fortes chances que ce soit celui-ci. Et ce n’est pas du vol.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 18-01-2005

A voir également :

http://www.staubgold.com

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