.:.Chronique.:.

Pochette

Death In Vegas

Satan's Circus

[Drone::2004]

|01 Ein Für die Damen|02 Zugaga|03 Heil Xanax|04 Black Lead|05 Sons Of Rother|06 Candy McKenzie|07 Reigen|08 Kontroll|09 Anita Berber|10 Head|11 Come On Over To Our Side Softly|

Le nouvel album de Death In Vegas est entièrement instrumental. Pas de Iggy Pop, ni de Liam Gallagher, pas plus que Dot Allison. Juste Richard Fearless et Tim Holmes. Ca change, c’est certain. Nous qui étions adeptes du son electro pop si cérébral doré par des voix envoûtantes. C’est là la grande nouveauté de DIV, ils arrivent à substituer les voix par des morceaux musicalement encore plus riches à force d’exploiter des horizons soniques éclectiques. Dans un registre beaucoup plus electro que les précédents albums, c’est-à-dire moins pop et plus expérimental, leur musique fonde un monument protéiforme ; l’univers de DIV couplé avec une quête effrénée vers une electro obscure, qui rapproche Satan’s Circus d’une production allemande de la fin des années 70.

En fait, quand on y réfléchit bien, cet album apparaît étrangement comme une suite logique dans la carrière du duo. Plus de contrainte – d’où le choix du label Drone –, un souci de fouiller les plus inconnus recoins du cerveau, on devait aboutir à Satan’s Circus. Néanmoins, cet opus nous semble une curiosité comme cette guitare venant de nulle part sur “Candy McKenzie” ; elle est essentielle au morceau, mais étrange au milieu de toutes ces machines. Death In Vegas livre son album le plus lugubre, aux accents funestes (“Black Lead”), mais jamais ils n’ont été aussi proches d’une musique des derniers jours, voire de l’après. Comme si les sons sortaient d’un autre univers, une sorte de circuit infernal au-delà de l’Achéron, comme en témoigne “Anita Berber” ou “Zugaga” (clin d’œil à Kraftwerk). Autant dire, ce quatrième album désappointe. Certes, il est beau, peut-être le plus beau et attirant, mais si malsain. Death In Vegas nous avait habitués à nous accrocher à des voix dans ses parcours post mortem, mais cette fois-ci c’est seul qu’on doit se fondre dans ce noir, pesant et opaque.

Quant au live en deuxième Cd, c’est assez bien représentatif de l’exceptionnelle qualité du groupe en concert. Un son puissant et très rock, qui prend aux tripes. Il ne manque plus que le visuel, remarquable lors des prestations de Death In Vegas. En tout cas, avec ces deux Cds, il est aisé de constater le contraste entre l’avant et le maintenant (et le futur ?) du duo.

note : 7

par Vivien, chronique publiée le 17-01-2005

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