.:.Chronique.:.

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Warmdesk

Guero Variations

[Deluxe::2003]

|01 Guero (Shore)|02 Guero (Set)|03 Guero (Recon)|04 Guero (Comal)|05 Guero (Spleen)|06 Guero (Disco)|07 Guero (Paletas)|08 Guero (Reformat)|09 Guero (Vermillion)|

Il semble qu’il soit, à présent, assez dur de se renouveler dans la musique électronique. Tout comme dans le rock tout paraît avoir été dit ou fait. L’âge d’or étant sans doute passé la musique électronique s’est banalisé jusqu’à devenir un produit des plus consensuels ou chacun peut y trouver son compte. Seule une poignée de réac’ n’arrive toujours pas à concevoir l’électro comme une musique à part entière ou une musique tout court. Ceux-là on les laissera patauger dans leurs réflexions embryonnaires. Ainsi on a cette fâcheuse impression de tourner irrésistiblement en rond, les genres resurgissant comme autant de cycles au gré des humeurs. Ce n’est pas qu’on ne cherche pas à innover mais tout simplement les bonnes idées se font rares. Et finalement c’est bien ce qu’on se dit au vu du disque de Warmdesk aka William Selman. Nous venant tout droit de Chicago on aurait pu croire que le bonhomme aurait mieux à proposer. Nous nous trompons pourtant pas. « Guero Variations » est plutôt un bon album d’électro-groovy qui a au moins ce mérite de ne pas être anecdotique. Même si ce disque n’entrera sans doute pas au panthéon de la musique on arrive à prendre un plaisir certain en sa compagnie.

Prendre plaisir à écouter un disque c’est déjà pas mal par les temps qui courent. « Guero Variations » n’a probablement pas la prétention d’aller plus loin. Et c’est sans doute là que le bas blesse. Cet album, on l’écoutera une quantité de fois qui ne dépassera pas le nombre de doigts d’une main et il finira de côté à moisir dans un carton alors qu’il mériterait peut-être un peu mieux. Alors ce disque est sans doute très bien pour les clubbers branchouilles et autres oiseaux de nuit mais il ne dépasse guère la légère sympathie qu’on lui accorde. A limite on pourrait presque trouver ce disque un peu fade tellement il prend peu de risques. On s’ancre dans une sorte de normalité qui répond bien aux codes de la bienséance de l’électronica. Finalement le plaisir a ses limites.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 16-01-2005

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