.:.Chronique.:.

Pochette

Stuck in the sound

Stuck in the sound

[Autoproduction::2004]

|01 Delicious dog|02 I shot my friend|03 Tears in the wall|04 No comment|05 Pretty temple|06 A roundabout song|07 You're special|08 Space champagne|09 Fading star|10 On a velvet ground|

Quelques notes de piano pour brouiller les pistes et c’est parti pour 1h de pop rock vitaminé. Plutôt pêchu le premier album éponyme des « Stuck In the Sound » ! Une autoprod sortie fin 2004.
Retour en arrière : le groupe se forme en 2001 et connaît le parcours classique de ce type de formation : fêtes de la musique, bars, MJC, radios locales... Puis, viennent les 1ères démos, le groupe fait la 1ère partie de Daran puis de Overhead, une diffusion chez Lenoir…bref, il était temps de mettre tout ça sur une galette. En 2004, les 4 compères s’enferment donc dans un studio de Joinville le Pont pour enregistrer ces 10 morceaux. Ah oui, au fait, Stuck in the Sound, comme son nom ne l’indique pas, est un groupe parisien.
Le résultat tient la route et on sent que le groupe a de la scène derrière lui (et beaucoup plus devant, on l’espère !). La formule est simple et appliquée avec minutie sur chaque titre : une balade acoustique qui tourne rapidement à un pop rock énervé, breaks et changements de rythmes à tours de bras, et surtout la voix de José Reis Fontao qui cherche les tonalités de Jeff Buckley, appuyé parfois par les chœurs de Francis Ernie (batteur du groupe). Quelques effets et bruitages complètent le tout et Emmanuel Barichasse se charge de faire décoller les refrains en triturant sa guitare électrique. C’est efficace, comme le prouve l’excellent « Delicious Dog » en ouverture de l’album ou « Pretty Temple ». Pour calmer un peu le jeu, c’est sur un groove « Fading Star » que le groupe exprime ses envies de stars. Le dernier morceau « On a Velvet Ground » sonne résolument Pixies. Ah non, ce n’est pas fini… il y a une plage ‘bonus’. C’est la mode, les jeunes groupes font ça de nos jours. Par rapport aux 25 minutes de blanc de Meanwhile at the Party de Rhésus, les quelques minutes à patienter ici sont ridicules. La plage cachée, donc, une fois trouvée, se décompose en un long morceau instrumental sans grand intérêt (en général, on aurait tendance à lâcher avant la fin) suivi d’un arpège magnifique. Comme pour montrer que le groupe peut aussi jouer calmement en acoustique pendant que le chanteur repose ses cordes vocales. C’est sympa, ça permet de finir l’écoute de l’album calmement après ces 10 morceaux speed.
Un mot tout de même de la très chouette pochette qui suggère que « Stuck in the Sound » illuminera la grisaille de nos immeubles parisiens. L’avenir nous le dira car le groupe est dans la compile CQFD 2005 avec un excellent Toy Boy qui ne figure pas sur cet album.

note : 7

par Cedric B, chronique publiée le 15-01-2005

A voir également :

http://www.stuckinthesound.com

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