.:.Chronique.:.

Pochette

L'Ombre

Simulations 2.0

[Ant Zen::2004]

|01 Relax, It's Digital|02 City Speak|03 Subway Turned Advertising|04 Jackhammer Blues|05 No Referent|06 Vanishing Point|07 Relax, It's Digital - Ab Ovo Remix|08 Urban Estate - Enduser Remix|09 Reality Loop - Hysteria Jive By Hecq|10 Interlocution - Mimetic Remix|11 City Speak - Displacer Remix|12 Off Course - S:cage Remix|13 Reality Loop - Hecqs Echo Implant|14 World Of Strangers|

L’Ombre. C’est peut-être un mot qui sonne bien pour les anglo-saxons mais pour les francophones cela fait un peu tarte de s’affubler d’un pareil pseudo. En même temps cela peut se comprendre. Fidèle au label Ant-Zen, qui est réputé pour sa production de musique électronique sombre, Stephen Sawyer aka L’Ombre y est parfaitement à sa place. De plus le terme « shadow » était déjà pris par un DJ à la stature un peu plus imposante que S.Sawyer. Alors soyons original, prenons un nom à consonance française, c’est plein de charme et par les temps qui courent c’est un peu provoc’. Super. Du coup on va vite oublier ce pseudo à la poésie renversante pour se concentrer sur ce qu’il y a sur le disque.

« Simulations 2.0 » est la suite - on poursuit dans l’originalité - de « Simulations 1.0 » paru en 2003. Cependant S.Sawyer en est à son troisième album puisqu’il avait sorti en 2002 « Medecine For The Meaningless ». Personne ne sera étonné de voir que S.Sawyer se complait dans une noirceur de circonstance. On comprendrait alors mal sa présence sur Ant-Zen. Oscillant ostensiblement entre du post-industriel et du dark ambiant assez classique, notre bonhomme a bien du mal à nous étonner. Même les sept remix (Ab Ovo, Hecq, Enduser, Mimetic, Displacer, S :cage) n’arrivent pas à changer la donne. On reste dans une forme de classicisme bon teint qui n’atteint que trop rarement les sommets. « Simulations 2.0 » est par conséquent un album des plus moyens qui, sans jamais être inintéressant, n’a pas les armes pour rivaliser avec d’autres disques plus intuitifs et inventifs. S.Sawyer pourra mettre tout le sérieux possible ici dans ses compositions mais il n’en ressort que cette impression de normalité. On ne s’ennuie pourtant pas sur ce troisième opus, on pourra même trouver l’ensemble assez beau mais « Simulations 2.0 » ne sera jamais rien d’autre qu’une déclinaison de ce qui a déjà été fait. Petite déception donc.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 05-01-2005

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