.:.Chronique.:.

Pochette

Ilios

Vento Elektra

[Antifrost/Metamkine::2005]

Ilios a en horreur la presse musicale nous dit-on. Qu’a cela ne tienne, ça nous empêchera pas de parler de ce 10è album qui paraît chez Antifrost pour lesquels il a déjà fait quelques réalisations. Notre homme qui se contrefout de se voir porter aux nues devrait être satisfait ici car c’est plutôt la perplexité qui ressort de l’écoute de ce disque. Sur cette seule pièce de 48 minutes rien ne permet de donner des circonstances atténuantes à Ilios. Celui-ci s’est simplement borné à offrir un souffle électronique venteux, d’où le titre de l’album, qui se complait dans le lugubre. « Vento Elektra » est comme une morne plaine que l’on devrait écouter, si on se prend au jeu, avec une religiosité primaire. Cependant tenir ainsi tout le long relève de la gageure. Le souffle polaire de la chose ne fait que révéler un profond ennui qui ne fait que s’accentuer au fil de l’écoute. La platitude est donc ici à son comble. On regrette que Ilios ne sache pas être plus inventif. Il ne fait que reprendre ce que faisait déjà des types comme Fransisco Lopez, avec qui il a déjà travaillé, sans pouvoir dépasser le stade de la simple copie.

A vrai dire on avait connu Ilios un peu plus prolixe. Ici c’est la déception qui prime et on ressort un peu avec le sentiment de s’être fait berner. La pauvreté créatrice est bien à son comble, « Vento Elektra » étant comme un encéphalogramme plat qui à aucun moment peut se prévaloir du moindre sursaut. Ilios pousse ainsi l’expérimentation dans ses derniers retranchements, et en aucune manière il donne l’impression de vouloir sortir de cet espèce d’autisme musical qui rend cet album tellement hermétique. Seule une écoute au casque permet de percevoir les différentes triturations électroniques qui jalonnent ce disque. Mais même en se rendant compte de cela on a du mal à sortir de notre idée initiale et de trouver « Vento Elektra » un peu trop « facile ». C’est dommage, on attendait un peu mieux d’Ilios.

note : 4

par Fabien, chronique publiée le 30-12-2004

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