.:.Chronique.:.

Pochette

BioChemical Dread

Bush Doctrine

[Cocosol1dc1t1 / Alphaphone::2003]

Qu’il est loin le temps de Cabaret Voltaire (24 ans, quand même, depuis leurs débuts), ce groupe qui commença dans la musique industrielle pour finalement s’orienter vers des sonorités électroniques nettement plus dansantes dans les années 80.

On se souvient du classique « Nag Nag Nag » ou des albums comme « The Voice Of America », « Red Mecca » ou « Micro-Phonies ». Quoiqu’il en soit ce groupe fut bien un de ceux qui aimait à défricher des terrains encore peu explorés. Richard H.Kirk a eu une vie en dehors de Cabaret Voltaire sous son propre nom mais aussi sous des pseudos aussi divers que Sandoz (récemment réédité par Soul Jazz Recordings) ou Sweet Exorcist. Aujourd’hui c’est sous le nom de BioChemical Dread que Richard H.Kirk nous délivre ses expérimentations. Comme le nom de l’album l’indique, Kirk s’attaque à l’impérialisme américain qui apparaît comme flagrant avec des types comme G.W.Bush. Les titres des morceaux sont également suffisamment évocateurs et illustrent bien le mode de pensée de R.H.Kirk.

Ce « Bush Doctrine » est un déferlement de sons électroniques et de samples. Une musique toujours tendue, sans temps morts. Un disque qui se veut résolument agressif mais qui a cette subtilité, et cette bonté pour ceux qui l’écoutent, de ne pas faire dans le bourrinage approximatif. On peut avoir une impression de fourre tout avec ce disque mais tout est pensé avec soin et la valeur de l’album prend toute son ampleur au bout de plusieurs écoutes. R.H.Kirk a, une fois de plus, choisi de s’engouffrer sur une voie difficile et risqué. Mais le bonhomme a l’habitude et s’en tire, comme à son habitude, avec les honneurs. Kirk montre ainsi qu’il n’y a pas que la chanson à textes qui puisse être engagée : la musique électronique peut ainsi aussi faire preuve de militantisme.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 25-09-2003

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