.:.Chronique.:.

Pochette

Appelqvist, Hans

Bremort

[Komplott/Import::2004]

|01 Vid Storrondellen, Onsdag Eftermiddag|02 Taget Far I Hög Hög Fart|03 Faye : "Hej, Ursäkta, Jag Letar Efter Ett Kafé"|04 Tre Dagars Regn Över Bremort (Del I)|05 Stadshusklockan Slar Tolv|06 Torsdag Morgon, Korsningen RingvägenFridvägen|07 5x5/Samiels Eftermiddag|08 Glacier Lämnar Jobbet För Dagen|09 Brem Och Glacier|10 Brems Berättelse/Glacier : "Kan Du Inte Berätta Nagot?"|11 Tolvslaget, Torsdag|12 Godnatt Bremort|13 Fredag Morgon Hos Brem|14 14- Pa Västergatan, Faye Pa Väg Till Repetitionen|15 15- Minnet Av Kärlek / Timas Lyssnar Fran Lägenheten Bredvid|16 16- Timas Och Miller Möts Utanför 80 Hz|17 Club 80 Hz|18 18- Timas Och Miller / De Möter Hjortparet|19 19- Vid Stadshuset, Klockan Tolv, Fredag|20 20- Tre Dagars Regn Över Bremort (Del 2) / Tillbaka Pa Cafina|

A l’écoute du premier morceau rien ne laissait présager de ce qui allait suivre. Un premier morceau, donc, qui induit facilement en erreur, faisant croire que le disque va baigner dans une ambiance épurée et intimiste à la Erik Satie. Très vite on se rend compte de sa méprise. « Bremort » est un album concept. Un album qui raconte une histoire dans une ville imaginaire, Bremort en l’occurrence. Enfin une histoire c’est vite dit puisque le but est de faire prendre part l’auditeur aux différentes scènes de la vie quotidienne des habitants de Bremort dont les dialogues sont accompagnés par la musique d’Hans Appelqvist. On comprend ainsi que le premier titre ne sert ici que d’introduction, façon de dire que la Suède est toujours ce pays au climat frigorifique. La concept pourrait paraître assez fastidieux rendant le disque presque difficile d’accès mais le suédois a su rendre chacun de ses morceaux le plus abordable possible justement pour ne pas alourdir l’œuvre.

Au delà du concept, cette recherche de mélange entre une musique acoustique, une expérimentation électronique et la volonté d’apposer une tournure plus ou moins pop aux compositions est pour le moins des plus intéressantes. On pourrait presque penser à du Mùm ou du Sigur Ros qui aurait pris une bonne dose de vitamines. Pourtant même dans des morceaux les plus enjoués on ressent cette tristesse infinie, ce genre de spleen intérieur, comme si vous vous promeniez sur une lande désolé propice à une déprime carabinée. H.Appelqvist tire donc beaucoup sur la corde de l’émotionnel ou de l’affectif. Quoiqu’il en soit on a envie de partager ce sentiment avec lui, de s’investir dans ce disque qui plus on l’écoute plus il révèle ses multiples facettes aussi enthousiasmantes les unes que les autres. H.Appelqvist signe sans doute là le meilleur album de sa jeune carrière. En même temps c’est aussi le plus accessible.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 02-12-2004

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