.:.Chronique.:.

Pochette

Zedek, Thalia

Trust not those in whom without some touch of madness

[Thrill Jockey::2004]

|01 Ship|02 Sailor|03 Since then|04 Angel|05 Bus stop|06 Brother|07 Bone|08 Island song|09 Virginia|10 Hell is in hello|

En fouillant dans les bios, officielles ou non, je me suis rendue compte que Thalia Zedek est loin d’être nouvelle dans le milieu de la musique. On la retrouve depuis le début des années 80, dans des groupes comme Come, Live Skull ou Uzi. Et depuis 2001, elle évolue seule ; ce Trust not those in whom without some touch of madness (c’est la dernière fois que j’écris le nom de l’album en entier…) est déjà le troisième opus de cette nouvelle carrière. C’est dire si je vais mettre du temps à rattraper le retard que j’ai dans ma connaissance de dame Zedek !

Parce que le moins qu’on puisse dire, c’est que cet album m’a donné une grande envie de connaître le reste de sa discographie. Décortiquer la musique de Thalia Zedek ne peut être que réducteur. Pourtant, pour se faire une idée de quoi il retourne, il faut bien en passer par là. Commençons par la voix. Cette voix rauque, à tel point qu’il est difficile de savoir s’il s’agit de celle d’un homme ou de celle d’une femme. Elle prend aux tripes dès les premières phrases que l’on peut entendre. Mélodique et profondément mélancolique malgré une certaine rudesse, pour ne pas dire une rudesse certaine. La musique, maintenant. Ce qui saute aux oreilles, ce sont le violon et la batterie. Un mélange étonnant et détonnant, mais criant d’émotions. Les mélodies sont sombres à souhait, mais le violon n’apporte pas une touche larmoyante à l’ensemble, loin de là. Sa tonalité quelque peu celtique apporte au contraire une force surprenante à cette musique, force encore amplifiée par un usage quasiment désespéré des percussions. Là dessous, on retrouvera bien entendu des guitares, acoustiques ou non, et parfois un piano, dont l’usage ne fait que renforcer le désespoir qui émane des chansons de Thalia Zedek. Le titre le plus représentatif de cet album de toute beauté est indubitablement “Bus stop”, dont la force mélodique du refrain vient vous envahir le cœur, entre les moments de répit offerts par les couplets. A pleurer.

Trust not those in whom… est à écouter en boucle, mais attention, je vous préviens, on n’en sort pas indemne.

note : 9

par Claire, chronique publiée le 01-12-2004

A voir également :

http://www.thrilljockey.com/

http://www.matadorrecords.com/thalia_zedek/

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