.:.Chronique.:.

Pochette

Metalycée

Another White Album

[Mosz/Metamkine/Wave Shop::2004]

|01 Swing Low|02 Slaughterdjik|03 21H39|04 Coprario|05 Lost In Castings|06 Piano Bar|07 Fingerfood|08 5H17|09 Slaughtered, Cut And Filleted|10 Ironmade|

Metalycée est le nouveau projet initié par Armin Steiner et Nick Hummer qui étaient connus pour leur appartenance au groupe Thilges 3 qui a sévit ces dernières années sous différents labels (Staubgold, Staalplaat, QTS…). L’idée, elle est simple et elle transparaît rien que dans le nom du projet : donner au métal une dimension différente, l’utiliser hors de son cadre habituel en le remodelant avec des textures électroniques. Il n’est pas question ici de faire dans le bourrin bas de gamme. Au contraire, les deux hommes ont la volonté d’adoucir les choses. Par certains moments Metalycée ferait presque penser à du Stein, ce projet de FM Einheit (Einstürzende Neubauten), par ses côtés répétitifs et un peu lourd. Metalycée semble avoir un peu plus de souplesse. Il apparaît, tout du moins, plus soft. Pour l’occasion le duo à même invité Didi Bruckmayr de Fuckhead et John Norman de Radian qui apparaissent sur deux titres (« 21H39 » et « 5H17 »), histoire de donner plus de poids à l’ensemble.

Finalement on se prend assez facilement au jeu. Ce disque aura au moins le mérite de réveiller en moi certains de mes penchants industriels qui avaient eu tendances à rester endormis ces derniers temps. C’est avec une certaine intelligence que le duo remodèle de nombreux riffs de guitares qu’on croirait sortir tout droit des années 80 et de ces groupes heavy au look si particulier. Cette forme de reconstruction arrive éviter certains poncifs qui consisteraient à rendre la chose assez caricaturales pour ne pas dire indigeste. Metalycée aura eu ce souci de ne pas surcharger ses effets, se limitant à une électronica inspirée et fouillée qui redore un peu un genre qui s’était surtout manifesté par le ridicule qu’il pouvait dégager parfois. Rien que d’y penser j’en ai des frissons dans le dos. L’idée de départ pouvait bien paraître curieuse mais elle se révèle être des plus amusante et semble se justifier d’elle même. On n'en demandait pas tant.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 28-11-2004

A voir également :

http://www.thilges.At

http://www.mosz.org

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