.:.Chronique.:.

Pochette

Call Me Loretta

Crosswind

[Dead Bees Records::2004]

|01 evaluation copy|02 lazy antibodies|03 have you ever heard Lilian Gish ?|04 high as a holed kite|05 things i hate n°4|06 i'm trying hard to listen|07 liar, liar, liar tongue's on fire|08 white noise lover|09 conversation with myself|10 coralled horses|

Parfois ça fait plaisir de ne pas se tromper. Repérer un groupe sur une compilation (ADA vol4) et tomber sur un album aussi bon, voire meilleur, qu’il était espéré ! Call me Loretta est un groupe toulousain qui joue du noisy rock. Du Sonic Youth un peu plus pop, plus de textes et quelques samples qui traînent par-ci par-là … Un groupe qui s’était fait remarquer avec son premier EP autoproduit, ‘‘Scars’’, en 2001. Et déjà son univers graphique, un univers tout à fait en ressemblance avec ce qu’ils transmettent. Monde en niveau de gris, plus noir que blanc. Une analyse des relations sociales souvent froide mais tellement vraie parfois. Une vie liée à l’alcool, l’amour et l’esthétique. Une beauté qui s’efface et se détériore avec le temps. Pleins de lucidité, les textes sont à écouter, lire, tomber. Peut-être les plus intéressants entendus ces derniers mois … ‘‘Do you prefer people to see you crying or naked ? ’’, ‘‘I’ve got these lazy antibodies and pervasive headaches’’, ‘‘I’m much more attractive when I’m drunk’’ ou encore ‘‘Forget your clichés about girls, I liked to talk with you / About things I had never said to anyone.’’.

Le tout est chanté par Stéphanie Commenay dont la voix se rapproche de celle de Kim Gordon à la fois chienne, confortable est sexy. Le disque est perpétuellement à la limite de la rupture, toujours tendu à fond. À guitares tirées exprimant ce mal-être, ces mots/maux. Mais souvent très nerveuse, prête à s’emballer pour un rien (sublimes ‘Liar, liar, liar, tongue’s on fire’ et ‘White noise lover’) la machine Call me Loretta est avant tout humaine. Peut être trop, difficile à dire. Des gens qui vivent beaucoup dans le passé mais résolus à ne pas commettre les erreurs d’autrefois. À vivre avant tout. Avec les Lucid Ann, une nouvelle preuve que le noisy rock français est sur le front.

note : 8.5

par jean marc, chronique publiée le 21-11-2004

A voir également :

http://www.callmeloretta.com

http://www.deadbees.com

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Noémie : avis du rédacteur

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