.:.Chronique.:.

Pochette

Bailleau, Christophe

Cosmet Nihil

[Le Cri De La Harpe::2004]

|01 let's doubt, duck|02 orage|03 vernicule|04 iga biva|05 papillote|06 pédicure|07 patafuzzi|08 petit obnibule|09 amulette|

En matière d’expériences soniques il est souvent assez difficile de faire le tri entre le n’importe quoi et l’intéressant. En effet certains artistes poussent leurs expérimentations tellement loin dans des contrées si difficiles d’accès qu’il faut être bien barré (lire : ‘‘comme eux’’) ou être journaliste depuis minimum 5 ans à The Wire pour y trouver une quelconque vision ou innovation sonore. Après avoir touché à peu près toutes les musiques dites accessibles (rock, pop, electro ..), Christophe Bailleau, français résidant en Belgique, s’est lancé dans ses expériences domestiques. C'est-à-dire qu’il traite des sources classiques (guitares, voix, percus) avec des bruits d’objets de tous les jours. Quand votre studio est un peu votre maison (et vice versa) et qu’on applique l’idée chère à Brian Wilson comme quoi tout peut servir pour faire du son dans un studio, il faut s’attendre à tout. Idée déjà explorée par des furieux soniques comme Jim O’Rourke, il reste ensuite à pouvoir faire ressortir quelque chose de tout ça afin de ne pas tomber dans le n’importe quoi justement. Pari réussi. Les seuls mots de l’auteur (?) présents dans le livret sont ‘‘Là où il ne se passe plus jamais rien, j’aimerais qu’il se passe quelque chose à nouveau’’. Et les textures froides de cette musique concrète arrivent à nous plonger dans un univers à la fois irréel et personnel. Comme si tous ces sons sortaient en définitive de nous-mêmes, que notre nombril était une prise jack dans laquelle brancher son casque. Dérangeant et captivant.

note : 8

par jean marc, chronique publiée le 08-11-2004

A voir également :

http://christophebailleau.free.fr

http://www.lecridelaharpe.com/

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Noémie : avis du rédacteur

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