.:.Chronique.:.

Pochette

Theodore

A Summer whe has never been, a winter she fears

[Lo Recordings::2004]

« A Summer she has never been, a winter she fears » débute sur une chanson enfantine brillante, calme et absolument reposante. Theodore, l’artiste grec émigré à Londres commence par nous rappeler nos souvenirs d’enfance, ceux qui étaient les plus enfouis au fin fond de notre mémoire sélective. « I dreamt i was throwing stones at the sea” nous réexpédie en enfance, du temps des histoires à 20h30 et des berceuses agréables. Puis, c’est « No Spring » qui nous fait pénétrer dans l’univers de Theodore. Un univers obscur, de folktronica, qui ressasse et remâche les mêmes boucles pendant des minutes. Pendant ces minutes, les instruments surgissent les uns après les autres, délicatement.

Cet album est un mélange des genres. On pense parfois aux applications sonores d’une Coleen qui aurait été bercée par des complaintes traditionnelles grecques. La poésie est palpable, et on ne peut lutter contre l’éclat de ces délicieuses chansons qui nous tracteraient hors du monde réel. « Madam Ortance » fait tourbillonner le cerveau, déchire les cœurs et nous emporte loin dans des terres inexplorées. Entre electronica, folk et musiques traditionnelles, l’essentiel de « A summer she has never been, a winter she fears » est une collection de titres expérimentaux et magiques. Oubliant totalement les formules pré établies, Theodore n’en fait qu’à sa tête et déconstruit tous les thèmes de ses morceaux pour créer une atmosphère singulière. Sa musique semble avoir été construite à partir d’une créativité insatiable et d’une agilité remarquable.

note : 8

par dorian, chronique publiée le 25-10-2004

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