.:.Chronique.:.

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[Staubgold / La Baleine::2004]

Chaque label sort un jour ou l’autre sa petite compilation. Certains en sortent même beaucoup à l’instar de Bip-Hop ou Kompakt. Souvent leur intérêt est moindre. Quoique dans le cas des compilations Kompakt on est rarement déçu. Cette compilation du label berlinois Staubgold est une sorte de rétrospective, la deuxième du genre en ce qui les concerne, de l’ensemble de leurs production depuis 2003. Ce double album est également agrémenté de titres paru chez Quecksilber qui est, on le sait, une extension de Staubgold. La plupart des artistes qui sont présent ici ont déjà été chroniqués dans nos colonnes. Ainsi c’est avec un plaisir non feint que l’on retrouve quelques connaissances comme Minit, Mapstation, Faust & Dälek, The Kat Cosm, Thilges 3, Sun, Rand And Holland, Ekkehard Ehlers, Kammerfliemmer Kollektief, Jospeh Suchy, Paul Wirkus, The Loop Orchestra, Sack Und Blumm, Hans Joachim Irmler ou AGF.

Si le but avait été de dresser un catalogue de titres déjà existant ou un bilan de l’année écoulée, l’intérêt que l’on aurait porté à cette compilation aurait été certainement secondaire. Staubgold a eu la bonne idée de pimenter le tout en agrémentant le disque de nombreux inédits tels Thilges 3 & Asim Al Chalabi (« Izidiucz »), Sun (« Help Yourself »), Klangwart (« 1/0 »), Ekkehard Ehlers & John Fruiscante (« Grisaisse 1 ») – si vous vous posez la question de savoir si c’est le même John Fruiscante des Red Hot Chili Peppers, la réponse est oui – Kammerfliemmer Kollektief (« Vigilia »), Reuber (Foreverof »), [3/TAU] Boris D’Hegenbart & Martin Siewert (« Makrobe – Ne Pas Ouvrir »), Scott Horscrofft (« Sprinter »). Des inédits des plus intéressants et qui ne sont pas des morceaux à l’arrache ou fonds de tiroir qui peuvent pulluler sont biens des compilations. Deuxième bonne idée est de vendre cette compilation à un prix très attractif. On peut la trouver sur le site allemand du label pour dix euro.

Compilé par Markus Detmer, celui-ci s’est efforcé de donner de l’homogénéité à cette double galette. En ce sens quasiment tous les morceaux ont ce côté un peu contemplatif, un peu aérien qui ne sont pas forcément la marque de fabrique Staubgold / Quecksilber mais qui a le mérite de ne pas faire sombrer ce disque dans un fourre tout indigeste sans direction précise. En tout cas cette rétrospective nous fait rappeler très justement que Staubgold / Quecksilber est une sorte de refuge pour les têtes chercheuses, les défricheurs sonores et les différents découvreurs d’horizons nouveaux. On espère que le label saura continuer sur la même lignée.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 23-10-2004

A voir également :

http://www.staubgold.com

http://www.quecksilber-music.com

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