.:.Chronique.:.

Pochette

Snow Patrol

When It's All Over We Still Have To Clear Up

[Jeepster::2001]

Le groupe Irlando-Ecossais ayant annoncé récemment la sortie de leur troisième album pour le mois de juillet, il m'a semblé opportun de ressortir de mon tiroir magique leur excellent deuxième L.P. (qui lui date de 2001) pour cette petite chronique.

Entre ces deux sorties il y aura biensûr eu les deux bijoux publiés sous la bannière de The Reindeer Section et qui, on l'espère, aideront le groupe à s'imposer plus fermement, dès cet été, de ce côté-ci de la Manche. Car qu'on ne s'y trompe pas, si le projet sus-cité réunissait de nombreux membres prestigieux de la fine fleur pop écossaise (de Arab Strap à Mogwaï en passant par Belle and Sebastian) il est évident, à l'écoute de ce When it's all over..., que la réussite des chansons tenait principalement au génie polymorphe du songwriter et leader de Snow Patrol, Gary Lightbody.

Ainsi dès le morceau d'ouverture, Never Gonna Fall In Love Again, on retrouve ce subtil bric à brac downbeat de boucles de synthés un peu cheap (Moog Powered), de guitares douces et cette voix si particulièrement entêtante, à la fois monotone et pas si maladroite dans les acrobaties. On retrouve aussi ces structures répététives qui, certes, en énerveront immanquablement certains mais qui pour ma part sont constamment "sauvées" par des idées lumineuses telles que des apparitions aussi sporadiques que discrètes d'instruments inattendues : piano sur If I'd Found the Right Words to Say ou trompette et violon ailleurs. Enfin on retrouve les backing vocals, parfois à peine audibles, qui souvent confèrent aux morceaux ce si confortable aspect cotonneux, comme sur le vaporeux Batten Down The Hatch (par ailleurs digne du Belle and Sebastian grande époque).

Notons tout de même que l'électricité lourde est plus souvent conviée qu'avec les Rennes. C'est assurément une des raisons pour lesquelles sur des titres comme Last Ever Lone Gunman ou One Night Is Not Enough on peut difficilement ne pas penser à The Folk Implosion et donc à Lou Barlow, autre songwriter au talent précieux.

Voici finalement un disque aussi brillant qu'élégiaque qui, pendant près de 50 minutes, murmure à nos oreilles sa sensibilité toute en délicatesse et nous aide à mieux appréhender le monde dans ses petites blessures du quotidien (déceptions amoureuses - Never Fall in Love Again) mais aussi ses grands plaisirs (l'orgiaque Make Love To Me Forever) et met irrésistiblement dans de bonnes dispositions pour toute la journée à suivre (voire plus...).

note : 8

par Thomas F., chronique publiée le 25-09-2003

A voir également :

http://www.snowpatrol.org.uk/

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