.:.Chronique.:.

Pochette

Bad Religion

The empire strikes first

[Epitaph::2004]

En 2002, Bad Religion était revenu de loin avec le très bon 'process of belief', album salvateur marquant le retour de la deuxième tête du groupe, Brett Gurewitz, ainsi que le retour au bercail Epitaph après quelques productions 'majorisées' oscillant entre le très mauvais et le moyen.

Aujourd'hui, 'the empire strikes first' est plus que la continuité normale de son prédecesseur. BR prend de court tout le monde, y compris les plus optimistes qui tablaient au mieux sur un album aussi bon que 'the process...'. Vingt ans d'activité, une réputation solidement forgée, plus rien à prouver à qui que ce soit, mais BR n'est pas du genre à dormir sur ses lauriers. Avec ce nouvel opus, le groupe se réinvente, explore de nouveaux horizons et pourtant reste lui-même.

Passons rapidement sur la technique: maîtrise totale. Greg Graffin est vraiment un excellent chanteur, la rythmique est finement ciselée, les soli sont écrit et exécutés avec intelligence et justesse; pas mal pour un groupe qu'on a tôt fait d'enfermer dans la case minimaliste 'punk mélo'.

Plus qu'un album punk, 'the empire...' est juste un grand album de rock, riche, maîtrisé et ouvert. Bien sûr BR reste BR et on retrouve avec plaisir quelques titres lapidaires sous les deux minutes (les fulgurants 'Sinister rouge' et 'Social suicide'). A grand renfort de choeurs vertigineux, typiques de BR, ces quadragénaires font frissoner l'auditeur des poignants 'To another abyss' et 'Live again'.

Que dire encore? Le passage rap sur le titre rageur 'Let them eat war', l'intro façon prog rock, le tube 'Los Angeles is burning'... Cet album est intarissable, loin, loin au-dessus de la plupart des productions d'un genre qu'il transcende tout en gardant son identité.

note : 9

par dropkick, chronique publiée le 01-10-2004

A voir également :

http://www.badreligion.com

http://www.epitaph.com

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