.:.Chronique.:.

Pochette

Harper with the blind boys of Alabama, Ben

There will be a light

[Virgin::2004]

Le problème avec Ben Harper, c’est que ça devient lassant. Passé un certain age, une certaine époque, on ne peut plus écouter Ben Harper dans sa chambre, les larmes aux yeux, émus par les « walk away » ou « waiting for an angel ». Après plein d’albums, et de concerts de 2h30, le petit Ben a réussi à devenir une superstar. Mais sa musique s’est dégradée. Autrefois, Ben Harper était seul avec ses guitares en bois et ses batteries en bois. Et le rendu a été, il faut l’avouer, assez réussi. Depuis, il a enchaîné les collaborations, les singles, les tournées, et on ne sait même plus ou il en est. Il revient cette fois avec un album enregistré avec The blind boys of Alabama : un grand groupe de gospel. Ensemble, ils jouent et chantent des classiques de gospels, des titres de Ben H et quelques reprises (Bob Dylan…). C’est tranquille, romantique, simplement joli, mais ça ne decolle pas, et on a vraiment l’impression d’écouter ce qu’on a déjà écouté des dizaines de fois. Ben Harper est un artiste, est ce qu’il est encore possible de l’aimer ? Je ne sais pas.

note : 5

par dorian, chronique publiée le 28-09-2004

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