.:.Chronique.:.

Pochette

I'm Not A Gun

Our Lives On Wednesdays

[City Centre Offices/La Baleine::2004]

|01 Walk Through Walls|02 Every Moments Is Ours|03 Slowly Discovering|04 Off In The Distance|05 Words Speak And Choose|06 Champion|07 Sundays Will Never Change|08 Scenes Of Someone Else|09 Never Meant To Be|10 Stables Soundwaves|

A force d’écouter les disques de cette déferlante de groupes rock à la hargne aussi honnête que mon banquier, il est bon de se reposer les oreilles avec une musique plus subtile, plus calme et reposante. Avec I’m Not A Gun par exemple. Ce deuxième album du duo composé de John Tejada, qu’on ne présente plus, et de Takeshi Nishimoto est ce havre de paix dans ce maelström de rockitude branchouille. Très axé sur des mélodies post-rock, ce qui tend à prouver que le genre est encore loin d’être mort, chacun des morceaux a une sorte de force solaire assez réjouissante. Inutile de dire qu’il n’a pas fallu longtemps pour adhérer à ce disque. Toujours instrumental, mêlant une électronica sensible à une section guitare-batterie onirique, cet album de I’m Not A Gun est parfaitement homogène. A la limite on pourrait presque prendre ce disque comme une bonne thérapie. Une bonne cure de désintoxication de riffs de guitares, de mèches rebelles et de fashion/cool attitude. I’m Not A Gun vous fait redescendre sur terre mais de la plus douce des manières, en vous enveloppant de mélopées lumineuses et inspirées.

Il n’y a pas à dire « Our Lives On Wednesdays » est sans doute l’un des plus beau albums de la rentrée même s’il sera sans doute éclipsé par la grosse armada des sorties que tout le monde attends ou dont on entend parler comme la prochaine hype à venir. Je crains que ce disque soit ignominieusement ignoré. Quelle injustice. Pourtant l’émotion est au rendez-vous ici mais son gros problème est sans doute son manque de hit. Car oui « Our Lives… » n’est pas de ces disques qui correspondent à un format radio même si son évidente beauté est un argument de poids. Il ne reste plus qu’à dire que ce second opus de I’m Not A Gun est certainement incontournable pour tout amateur de musique émotionnelle. En espérant que cela puisse suffire. On pourra également rendre hommage au label, City Centre Offices, qui depuis plusieurs années fait un parcours sans fautes. Ce n’est pas avec ce disque que l’image de cette structure ternira. Franchement, chapeau bas.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 24-09-2004

A voir également :

http://www.city-centre-offices.de

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