.:.Chronique.:.

Pochette

Old Man Gloom

Christmas

[Tortuga Recordings::2004]

|01 Gift|02 Skullstorm|03 Something for the Mrs.|04 Sleeping with Snakes|05 Lukeness Monster|06 'Tis Better to Receive|07 Accord-o-matic|08 The Volcano|09 Close Your Eyes, Roll Back Into Your Head|10 Girth and Greed|11 Sonic Dust|12 Valhalla|13 Christmas Eve parts I, II, and II (alt. Version)|

Attention chers lecteurs, le nom d’Aaron Turner va encore apparaître dans cette chronique. Old Man Gloom est en effet l’un des nombreux side-projects du leader d’Isis, big boss du label Hydrahead et certainement tout un tas d’autres fonctions qu’on lui ampute par soucis d’économie de place. Aaron Turner c’est un peu le nouveau Mike Patton : toujours en train de faire parler de lui et de composer des musiques étranges, notamment lors de ses aventures dans House Of The Low Culture. Ajoutez à cela un fétichisme pour le format vinyle coloré, systématiquement dans des éditions ultra limitées et vous obtenez un type considéré comme un génie de la scène punk indé américaine.

Mais heureusement ce bon vieux Aaron n’est jamais seul et pour se libérer de toute la pression qu’il génère sur lui-même il a décidé d’inviter quelques potes de Converge et de Cave In pour péter joyeusement les plombs ensemble et créer des disques comme ils l’entendent, sans se soucier des « qu’en dira-t-on ». Ceci explique certainement pourquoi Old Man Gloom ne passionne pas les foules. Pas de promo, pas de structure évidente et il faut bien l’avouer : pas de véritable intérêt pour l’auditeur. De l’avis de beaucoup de monde, Old Man Gloom sonne surtout comme du sous-Isis, un poil plus barré peut-être, mais clairement en dessous du niveau des premiers amours de monsieur Turner.

Et ce Christmas qui s’apparente comme le premier véritable album du Vieil Homme Sinistre, ne nous fera pas dire le contraire. Le all-stars band nous propose une alternance de titres metal hardcore hargneux et de plages atmosphériques appaisantes gavées de samples. Jusque là rien de vraiment rebutant, mais voilà la recette est toujours la même et on sait qu’après chaque gros riff pachydermique on aura droit à quelques minutes de paix comme pour reprendre un soufle qu’on a pas forcément perdu. Le calme et la tempête sont séparés de manière bien trop évidente, alors que dans Isis ces deux facettes cohabitent magnifiquement bien. Résultat : on s’ennuit terriblement et ce ne sont pas les deux ou trois sursauts de génie, qu’on est en droit d’attendre vu le casting du groupe, qui relèveront l’intérêt de Christmas. Un disque bien trop bancal et faussement expérimental qui n’intéressera peut-être que les groupies d’Aaron Turner et ses acolytes.

note : 4

par johan, chronique publiée le 10-08-2004

A voir également :

http://www.tortugarecordings.com/

?>