.:.Chronique.:.

Pochette

Oslø Telescopic

Short-range luv (for hurry-spider)

[Labels::2004]

|01 Kitchen Drone|02 Diskopill|03 Foldpython|04 Domino Fox|05 BVS|06 Miami B real|07 Hellow*** Sun|08 Undergo|09 Quake 5ive|10 Fade 2 Grey|11 Alaskaa|12 Cosmis|13 Hush|14 Miami B2|

Parler d’Oslø Telescopic ne va pas être simple… Si sur la pochette de cet album, les trois bonshommes ont la tête entourée de bâtons de dynamite, ils ont sinon une tendance momie, et sont enveloppés de bandelettes. Un coup d’œil à leur biographie officielle ne nous en apprendra pas davantage, ou plutôt si, nous apprendra plein de choses supplémentaires, entre autre que l’un des membres a failli épouser Chan Marshall, qu’ils ont séquestré Dominique A pendant 33 jours pour l’enregistrement du Dominique O project, qu’un des membres a été bassiste de A-Ha, qu’ils sont des habitués à finir la nuit au poste, et qu’en fait, ils ne seraient pas trois dans le groupe. Ces allégations sont à prendre avec des pincettes, vu le titre de ladite biographie : “237 rumeurs plus ou moins vraies concernant Oslø Telescopic”… Bien. Oublions le groupe, passons à l’album !

Sachant ce qui précède, on ne pouvait bien sûr pas s’attendre à un album basique et simple. Donc non. Les styles se suivent et ne se ressemblent pas. Les références se succèdent sans complexe, à moins que de nombreux invités aient participé à l’enregistrement… (la pochette à ce niveau est elle-aussi aussi muette que le site des lascars. Si “Kitchen Drone” est résolument electro-funky, “Diskopill” ressemble à de la new wave revisitée électro et “Foldpython” aura des allures plus métal (et ne serait-ce pas la voix de Marilyn Manson, sur ce titre ?). Ensuite, “Domino Fox” semble sorti tout droit d’un album de Calexico qui aurait invité The Married Monk. Quant à “BVS”, en l’entendant, il est difficile de ne pas imaginer John Wayne cavalant dans les plaines sauvages du Far West ! On revient à un morceau plus métal avec “Miami B real”, avant de passer au hip-hop de “Hellow*** Sun” (et là, ce ne serait pas un inédit de Gorillaz, d’ailleurs ?)…

Cela continue comme ça jusqu’à la fin, avec au détour d’une chanson ou d’une autre une voix qui ressemble énormément à celle de Beck, une génialissime reprise de “Fade To Grey” de Visage (si, si !), complètement décalée, ou une intro que ne renierait peut-être pas This Mortal Coil. Si tant de mystères peuvent en énerver certains, je leur conseillerais plutôt de se laisser porter par la musique et de la savourer dans ses moindres accords ; de se laisser surprendre au détour de chaque morceau et d’en apprécier toutes les subtilités. Je n’aime pas mettre la note maximale (et si le prochain album que je vais écouter était mieux ?...), mais que diable, c’est les vacances, et je suis aujourd’hui d’humeur à ça. Et cet album la mérite, car il est tout simplement excellent !

note : 10

par Claire, chronique publiée le 02-08-2004

A voir également :

http://www.oslotelescopic.com

http://www.labels.tm.fr

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