.:.Chronique.:.

Pochette

Beauty Pill

The unsustainable lifestyle

[Dischord Records::2004]

|01 Goodnight for real|02 Lifeguard in wintertime|03 The mule on the plane|04 Prison song|05 The western prayer|06 Won't you be mine|07 Such large portions!|08 Nancy Medley, girl genius, age 15|09 Quote devoute unquote|10 Drive down the cost|11 I'm just gonna close my eyes for a second|12 Terrible things|

Beauty Pill, voici encore un nouveau nom dans le paysage musical. Un groupe de plus à faire de l’indie-pop-rock ? Non, les choses ne sont pas aussi simples qu’il n’y parait. Commençons par le début : A Washington, Chad Clark et Abram Goodrich, qui jouaient précédemment dans Smart Went Crazy, décident en 1999 de créer Beauty Pill, en invitant une amie d’université, Joanne Gholl à chanter avec eux. Ils sortent alors un premier EP 5 titres (“The cigarette girl from the future”), déjà chez Dischord. Pour faire de la scène, ils sont rejoints par Ryan Nelson (batteur du groupe The most secret method). Abram et Joanne quittent alors le groupe, pour s’adonner à des occupations d’ordre plus privé… L’aventure de Beauty Pill aurait pu en rester là, et le groupe rester dans les fins fonds de la musique underground. Mais c’est sans compter avec l’apparition de Rachel Burke, une fan du premier EP, qui se retrouve incluse dans le groupe en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Ce nouveau trio complète la formation avec Drew Doucette à la guitare, et Basla Andolsun à la basse. C’est cette formation en quintette qui nous propose ce premier album.

Il ne faut pas se laisser tromper par une première écoute distraite de cet album. Un auditeur inattentif pourrait croire avoir tout compris après les trois ou quatre premiers titres : encore un album de pop américaine, qui n’apporte rien de neuf. Que nenni ! Même si la voix de Rachel Burke n’a rien d’original (elle ressemble en fait à s’y méprendre à celle de Miki Berenyi, la chanteuse de Lush), elle apporte une fraîcheur sans nom aux compositions du groupe. Les premières incertitudes sur l’album commencent avec “Won’t you be mine”, une ballade hip-hop sur un thème jazzy des années 20. Il semble donc que le groupe ne soit pas si prévisible que ça. D’autant plus que l’introduction de la chanson suivante “Such large potions !” propose un riff très inspiré de My Bloody Valentine. C’est donc avec une attention plus soutenue qu’on réécoutera cet album. On y découvrira un certain nombre de perles et de clins d’œil musicaux, qui se dévoilent un peu plus à chaque nouvelle écoute. Chaque morceau a sa propre base rythmique, évitant ainsi au groupe le piège classique de donner l’impression de jouer douze fois le même titre, tout en restant homogène dans le style. Les arrangements sont très riches, la production est impeccable.

Que dire de plus ? Je pense que vous aurez compris que je vous engage vivement à vous procurer ce CD et à l’écouter encore et encore. Une dernière chose, si : la pochette de l’album et le site de Beauty Pill (sur lequel on apprend par ailleurs que Rachel Burke quitte le groupe) regorgent d’un humour le plus décalé qu’il soit. Et l’humour, c’est sexy. “And in Beauty Pill, sexy is good” !

note : 9

par Claire, chronique publiée le 31-07-2004

A voir également :

http://www.beautypill.com

http://www.dischord.com

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