.:.Chronique.:.

Pochette

Le Dogme Des VI Jours

s/t

[No Format !/Universal Jazz::2004]

|01 Danse Des Animaux Malades|02 Water|03 Couler|04 Zurich|05 Holigan|06 Respire|07 Dort|08 L'Etranger D'Avril|09 Passing Strange|10 Out Come|11 De L'Ombre Dans La Joie|12 Dusty Road|13 Chanson Perdue|14 Repas De Cailloux|15 We Are Not|

« Aucune répétition / aucun a priori sur la façon / l’esthétique musicale / ne pas parler mais jouer / tout enregistrer / ne compter que / sur le mélange de la créativité / et du savoir de chacun / qui à ce jour semble encore riche / reconstruire des buildings abstraits / et ne croire qu’au lâcher magnifique / de peaux de anches de cordes / et des mots. » . C’est par ces quelques mots que Marcel Kanche pose les bases de ce projet qu’il partage avec John Greaves, Mino Malan, Nicolas Pabiot et auquel participe Isabelle Lemaitre et Akosh S. De l’improvisation jazz dans toute sa splendeur illumine cette première référence du nouveau label No Format ! . Sur cet album rien n’a été prémédité, tout a été fait à l’instinct, chacun des musiciens étant libre d’agir à sa guise. Cependant le petit manifeste de Marcel Kanche qui a guidé ici les musiciens n’a rien inventé. L’improvisation, et a fortiori dans le jazz, n’est pas né d’hier et encore moins avec Le Dogme Des VI Jours.

Alors certes la formation s’est engagé sur un terrain très aventureux pour ne pas dire dangereux mais le vécu des différents musiciens a permis à ces derniers de ne pas se fourvoyer. La présence de Akosh S. n’est sans doute pas trop un hasard puisque l’album navigue allègrement sur la voie ouverte par Akosh S. Unit. C’est nerveux, tendu, alambiqué, jamais très loin d’un certain mysticisme et d’une poésie moderne et urbaine qui vit de mille feux. Le Dogme Des VI Jours qui malgré sa musique incandescente n’est pas toujours convaincant et tombe parfois dans quelques clichés. Le groupe semble pousser un peu trop les expérimentations et certaines performances tombent ainsi à plat. Mais il n’empêche que d’autres morceaux sont tout à fait enthousiasmants à l’image de « Couler » qui respire la virtuosité et frise le génie.

Un album donc mi-figue mi-raisin qui appelle des lendemains certainement bien meilleurs. On le souhaite de tout cœur.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 22-07-2004

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