.:.Chronique.:.

Pochette

Smog

Supper

[Domino::2003]

Bill Callahan est de retour.

Enfin on aura pas attendu trop longtemps avant que Smog ne refasse surface. En effet le Bill reste assez régulier dans ses sorties ce qui nous permet de constater l’évolution d’un Smog qui a toujours su tirer son épingle du jeu. A l’évidence « Supper » apparaît comme l’un des disques les moins sombres de Smog. Et ce n’est pas peu de le dire tellement l’univers dépressif de Callahan est prenant sur chacun de ses disques.

Smog semble s’ouvrir peu à peu, laissant s’échapper quelques rayons de soleil à travers cette musique si brumeuse et cotonneuse. Le chant de Callahan pourtant ne change pas, toujours aussi désincarné et grave. Ce qui est nouveau c’est ce côté plus électrisant, laissant même s’échapper une voix féminine sur quelques morceaux comme « Butterfly Drowned In Wine ».

Un disque qui semble presque bucolique et qui n’est pas sans rappeler des albums de Jim O’Rourke (« Eureka », « Insignifiance »). Finalement et une fois de plus Smog ne déçoit pas, même si « Supper » n’est pas vraiment un disque de saison. Mais qu’importe après tout. « Supper » se suffit à lui-même et fait parti des disques qui doivent figurer en bonne place avec les classiques que sont devenus « Wild Love » ou « The Doctor Came At Dawn ».

On ne s’étonne plus de ce que Smog peut nous sortir. On sait fatalement que ce sera quelques chose de beau et de tellement particulier. Rares furent les instants de déceptions et si isolés si on y réfléchit bien. « Supper » ne faillit pas, d’une solidité à toutes épreuves même si la musique de Callahan est fragile.

Elle est comme le roseau : elle peut plier mais ne rompt jamais. On peut donc y aller les yeux fermés.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 25-09-2003

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