.:.Chronique.:.

Pochette

Black Dice

Creature Comforts

[Fat Cat/PIAS::2004]

|01 Cloud Pleaser|02 Treetops|03 Island|04 Creature|05 Live Loop|06 Skeleton|07 Schwip Schwap|08 Night Flight|

Comme le temps passe vite. Voici que le nouveau Black Dice sort ses jours-ci et j’ai toujours l’impression que « Beaches & Canyons » est sorti hier. Entre les deux il y a bien eu un EP (« Miles Of Smiles ») et une collaboration avec DFA, mais il faut bien se rendre à l’évidence, le temps s’est écoulé à une vitesse grand V. Pour ce « Creature Comforts » Black Dice aura choisit de s’entourer d’une bonne brochette de guests. Jugez plutôt : James Murphy et Tim Goldsworthy (qui ont bossé pour DFA), David Portner (Animal Collective), Nicolas Vernhes (qui compte des collaborations avec Fisherspooner et David Grubbs) et Steve Revitte (Liars et Beastie Boys). Donc a priori une bonne palette triée sur le volet qui a permis de sortir un disque à la hauteur des espérances de Black Dice. Mais est-ce à la hauteur des nôtres ?

Ce qui est certain c’est que cet album est bien dans la continuité de « Beaches & Canyons » qui était déjà un disque assez difficile d’accès, souvent déroutant mais riche en surprise et en émotion. Black Dice s’impose ici comme un explorateur sonore, un expérimentateur de nouvelles formes s’inspirant sans doute d’une partie des artistes des années 70, allant du Kraut-Rock au psychédélisme le plus expérimental, qui tentèrent une certaine forme de décloisonnement de la musique en essayant de lui donner une dimension ou une structure différente. Il n’est pas sur que « Creature Comforts » ait l’adhésion de tous ni même de beaucoup tant les chemins empruntés par Black Dice sont escarpés. Il est certain aussi qu’on pourra trouver des disques autrement plus ardus que celui-ci et même sans doute plus recherchés ou aboutis mais on prendra ce disque pour ce qu’il est, ni plus, ni moins. Black Dice est de ces groupes qui osent prendre des risques en créant une musique qui ne s’inscrit pas dans la norme et qui dégagent une certaine aura mystique.

Encore une fois, donc, Black Dice ne fait pas dans la facilité mais aura ce mérite de ne prendre personne en traître. Les expériences passées faisaient largement office d’avertissements.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 16-07-2004

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