.:.Chronique.:.

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Hosanski, Thomas

Thomas Hosanski

[autoproduction::2001]

C’est un violon gracieux qui nous ouvre les portes du monde de Thomas Hosanski. Celui-ci navigue à mi-chemin entre l’univers baroque de Renz et celui tendu et oppressant de Hint (période « Dys-« ). On ne peut cependant pas aller plus loin dans la comparaison tellement il fait preuve d’originalité. C’est nouveau à explorer, à essayer de saisir ce qui se cache sous ses sombres replis.

Le format est fait pour que la plongée à l’intérieur soit sûrement plus évidente : nous trouvons dans ce CD deux morceaux à la bienvenue longueur d’une vingtaine de minutes chacun. Le choix des instruments à faire frémir les entrailles est réussit : violon, guitare sourde, piano, accordéon…S’ajoute à ça des voix saisissantes, extraites de films ou d’on ne sait où.

Des accents légers parfois sous forme d’éclaircies, mais c’est surtout les phases obsédantes voire cinglantes qui donnent du relief aux compositions très riches et étonnamment conçues par un seul homme ! Et dire qu’il a parfait ce bricolage sur 8 pistes avec un simple logiiel à la con ! Chapeau !

Cet énigmatique album exalte de pureté et du bon goût de tout faire jusqu’au bout et sans fioritures. Voici quelque chose de reposant, calmant à souhait nos oreilles malmenées par toutes les pacotilles musicales mises en avant à notre époque.

note : 8

par Juliet, chronique publiée le 25-09-2003

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