.:.Chronique.:.

Pochette

Repac, Nicolas

Swing-Swing

[No Format !/Universal Jazz::2004]

|01 Revue Noire|02 Swinging In The Rain |03 La Pègre|04 The End Of A Love Affair (Billy In The Sky)|05 Drum Rain|06 Les Années Folles|07 Swing-Swing|08 The Drummer|09 Black Musette|10 Tambours Battants|11 Negro Digital|12 La Nuit Mène Une Existence Obscure|13 Be-Bop Vaudoo|14 The Dancer|15 Harlem Jungle|16 Tant Qu'il Y Aura Des Etoiles|17 Soul Computer|

Beaucoup voit en Universal le label qu’il faut haïr par-dessus tout. La grosse structure qui produit de la musique fast-food à tour de bras pour une masse populaire qui ne sait plus ce que le mot curiosité veut dire. Universal ? Une major, rendez vous compte, le Grand Satan en personne. Cette maison de disque a certainement beaucoup de défaut qu’il serait trop long d’expliquer, et ce n’est guère le lieu non plus, mais elle sait encore prendre des risques en misant sur des gens comme Nicolas Repac dont il est l’une des premières référence de No Format !, collection d’Universal Jazz, initié par Laurent Bizot. Alors les paranoïaques du complot permanent pourront s’époumoner autant qu’il le veulent, Universal n’est pas forcément cet ogre débilisant qu’on tente de faire passer pour tel.

Mais revenons à Nicolas Repac si vous le voulez bien. Ce guitariste qui à longtemps accompagné Arthur H est aussi un de ces bidouilleurs de musique électronique comme il peut en exister à tous les coins de rues. A ceci près que Nicolas Repac est autrement plus doué que n’importe quel premier venu. Auteur de deux albums (« La Vile » et « Lovni »), N.Repac semble surprendre son monde en sortant cet album d’électro-sampling-jazzy qui porte bien son nom : « Swing-Swing ». En un tour de main ce disque vous donne la bougeotte et vous fait replonger dans l’âge d’or du jazz avec un enthousiasme béat sans qu’on soit un spécialiste du genre. Ce disque s’adresse en effet à tous, se veut complètement ludique et populaire. Populaire, le jazz aurait toujours du le rester. Au lieu de cela il n’est plus devenu qu’une affaire d’esthètes le faisant se replier sur lui même et le rendant assez fermé pour un plus large public. N.Repac a au moins ce mérite de pouvoir élargir son auditoire et de ne pas s’adresser qu’à un public ciblé. « Swing-Swing » est ainsi un album d’une fraîcheur incroyable, bourré d’inventivité et parfaitement homogène. On appelle cela un coup de maître.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 13-07-2004

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