.:.Chronique.:.

Pochette

Wittwer, Stephan

Sicht 04 Etc.

[Domizil/Metamkine::2004]

|01 Strange Animals I|02 Dresden 1989|03 Zürich 1997|04 In A|05 Strange Animas II|06 LSRM Stereo|07 Strange Animals III|08 Encore (Des Partiels)|09 Sicht 04|

Pour un premier album le suisse Stephan Wittwer ne fait pas dans la demi-mesure. Celui-ci sort en effet un double album sur le très actif (enfin en ce moment) label Domizil. S.Wittwer rentre bien dans le cadre du label de musique électronique expérimental. D’ailleurs il a reçut une mention honorifique au festival Ars Elerctronica ce qui en dit assez long sur les intentions de l’helvète. L’ordinateur est donc son instrument de prédilection et affectionne particulièrement l’exercice du sampling. Apparemment tout l’album ne serait que sampling, collage sonore et élaboration électronique. « Sicht 04 Etc. » serait alors comme une sorte de laboratoire où la recherche du son juste, de l’harmonie musicale serait la priorité essentiel et obsessionnelle de son concepteur.

Le premier disque apparaît sous une forme, malgré tout, assez classique avec huit morceaux qui possèdent comme de bien entendu ce côté minimal si spécifique à la musique électronique expérimentale et qui oscillent entre des ambiances stressantes, proches de l’industriel, d’autres plus linéaires, plus planant, passant par des drones, voire une approche de la musique concrète. Quoi qu’il en soit S.Wittwer varie ses effets pour empêcher de tomber dans une sorte de monotonie dévastatrice qui aurait plongé l’auditeur que je suis dans un ennui profond.

Le second disque tient en la seule pièce, mais longue, « Sicht 04 ». Là aussi le suisse sait varier et offrir différentes strates sonores. S.Wittwer ne semble jamais à court d’idées. « Sicht 04 » offre un visage plus méditatif que les morceaux du premier disque. Une partie un peu plus brumeuse qui explore les recoins de notre subconscient. Un beau petit voyage en somme. Finalement S.Wittwer sait éviter les écueils de ce genre musical qui restent nombreux. « Sicht 04 Etc. » détient comme une forme de sérénité que rien ne semble troubler. Il ne vous reste plus qu’à vous isoler et assouvir vos penchants claustrophobes.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 11-07-2004

A voir également :

http://www.wittwer.mu

http://www.domizil.ch

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