.:.Chronique.:.

Pochette

Hecker, Florian

PV Trecks

[Mego::2004]

Avec Florian Hecker nous en étions resté avec l’album « Sun Pandämonium », disque de musique électronique minimale et torturée au son des plus rocailleux sorti l’année dernière. Le moins que l’on puisse dire c’est que F.Hecker est bine resté dans cette optique de d’électro cérébrale et minimaliste. Le risque était de créer un album par trop monolithique et glacial. Certes « PV Trecks » peut sembler au premier abord comme déshumanisé mais il reste bien dans la lignée de « Sun Pandämonium ». Un disque donc aux sonorités abstraites qui n’est certainement pas digérables par le premier venu. Non initiés passez donc votre chemin, on entend d’ici vos pauvres suppliques : « Ah mais ce n’est pas de la musique ça monsieur, c’est du bruit ». C’est sur Michel Sardou ou Kyo c’est tellement plus valorisant. Bref, quoi qu’il en soit « PV Trecks » demeure un album complexe, aux subtilités nombreuses et qui joue avec les tonalités.

Finalement ce n’est guère étonnant si on a vu ces dernières années F.Hecker collaborer avec des artistes comme Peter Rehberg, Russel Haswell, Farmersmanual, Marcus Schmickler ou Schinuchiro Okada. F.Hecker se pose alors comme l’un de ces bidouilleurs géniaux, chercheurs insatiables de nouvelles sonorités, défricheurs de nouveaux espaces, de nouvelles structures. Cependant il faudra être bien armé pour vouloir suivre F.Hecker sur ce terrain là car l’expérience, même si elle est courte ici ( un peu plus de 33 minutes), peut se révéler un plus périlleuse qu’il n’y paraît. Ceux qui connaissent les précédents effort du bonhomme ne seront finalement pas trop surpris par ce quatrième album. Même si F.Hecker ne se renouvelle pas trop ce « PV Trecks » se vit comme ses précédents disques : une expérience à l’étrangeté singulière qui fera le bonheur des fous de l’expérimentation musicale à tout va.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 24-06-2004

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