.:.Chronique.:.

Pochette

Lullatone

Little Songs About Raindrops

[Plop/Mochi Mochi::2004]

|01 My Petit Prelude|02 Yesterday|03 Wake Up Wake Up|04 Leaves Falling|05 Puddles On The Playground|06 Morning Coffee|07 Afternoon Nap (For Pets)|08 Pitter-Patter Interlude|09 Drip Drops Jumping On An Umbrella|10 A Miniature Finale|

Shawn James Seymour aka Lullatone en est aujourd’hui à son troisième album avec ce « Little Songs About Raindrops » et ce n’est que maintenant que je le découvre. Je ne le répèterai sans doute jamais assez : le monde est cruel. Cruel, en effet, car Lullatone vient de sortir un album d’une classe inouïe. Ni plus, ni moins. Les petites mélodies aussi fragiles que du cristal s’enchaînent avec un calme olympien, une sérénité à toute épreuve qui laisse pantois. Et dire que les deux albums précédents sont dans la même lignée on peut d’ores et déjà se prêter à rêver un peu.

Au vu des compositions de l’américain on ne s’étonne pas qu’il se soit installé à Nagoya et qu’il a finit sur cette structure, qui est tout aussi nippone, qu’est Plop. On se rappelle que récemment Sora avait réussit à sortir un album d’électronica plein de charme. Là aussi les petites mélodies minimales ne sont pas sans rappeler une influence du pays du Soleil Levant. Chacun des morceaux est comme une sorte de ballades dans ces jardins qu’affectionnent si particulièrement les japonais où l’on entend de minces filet d’eau ruisseler et où l’on voit parfois des pétales de fleurs flotter au vent. La musique de Lullatone a donc ce côté un peu irréel, un peu hors du temps qui laisse le rêve prendre le dessus sur tout autre sentiment. Plus rien ne compte, plus rien n’existe à l’écoute de ce disque. On reste dans une bulle douillette dans laquelle on hésite de sortir.

« Little Songs About Raindrops » est donc ce genre de disque intimiste que l’on aime chérir car il a cette grâce touchante et rafraîchissante qui font la marque des grands albums. On s’étonne ainsi à chaque fin d’écoute de voir son doigt diriger insensiblement vers la touche play, histoire que l’aventure ne s’arrête pas sur un silence trop pesant. Bref un disque dont ne se lasse pas de sitôt et qui fera assurément le bonheur de tous ceux pour qui le mot sensible, et non sensiblerie, veut dire quelque chose.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 22-06-2004

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