.:.Chronique.:.

Pochette

Mueller, Jon - Rainey, Bhob - Schoenecker, Jim

s/t

[Crouton/Metamkine::2004]

|01 Shredded Paper, But|02 Here Teething Moths Have Passed|03 Holes|04 To Tattered To Read|

Quand Jon Mueller, Bhob Rainey et Jim Schoenecker sont entrés dans le studio d’enregistrement pour faire ce disque il n’est pas dit qu’ils savaient qu’ils resteraient 17 heures non-stop avec comme récompense l’aboutissement de leurs efforts. 17 heures cela peut paraître long mais en même temps c’est assez court pour faire des prises. Quoi qu’il en soit il en est ressorti ce disque sans titre dont la rudesse est omniprésente sur toute sa durée. De toute façon vu le pedigree des trois musiciens on était en droit de penser que l’aventure s’annonçait compliquée. Jon Mueller tout d’abord est une sorte de vétéran. Après avoir joué avec Hal Russel il a collaboré pendant les 90’s avec nombre d’artistes comme Asmus Tietchens, Collections Of Colonies Of Bees, Aranos ou Jarboe (Swans). Il va s’en dire qu’il a déjà sorti nombre de disques disponibles un peu partout. Bhob Rainey ne nous ait pas totalement inconnu puisqu’il fait partit de The BSC dont l’album a été chroniqué dans ces colonnes. Il a aussi collaboré avec des types comme Kevin Drumm, Lionel Marchetti ou Gunter Mueller. Enfin Jim Schoenecker fait habituellement de la musique électronique et a collaboré avec des labels comme Zod, Antiopic ou Stassisfied.

On le voit donc, le trio est plutôt orienté vers les musiques expérimentales, minimales et pour le moins claustrophobe. Ce disque est donc bien le reflet des musiciens et de leurs parcours musicaux. Chaque composition est marquée par une forme de sensibilité abstraite qui surfe sur un murmure sonore qui se pose comme une sorte d’opération chirurgicale et qui parfois laisse le silence occuper l’espace comme pour mieux l’apprécier. Il est possible que le trio ait eu à écouter John Cage. Si c’est le cas on ne s’en étonnera pas. Œuvre complexe donc mais aussi déroutante. Un disque en tout cas qui fait appel aux sens et à l’imagination malgré son côté un peu abrupt et austère.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 21-06-2004

A voir également :

http://www.croutonmusic.com

?>